Cahors : les chantiers et les priorités du maire Vivien Coste
Le nouveau maire de Cahors (Lot) Vivien Coste dévoile ses projets. Dans un entretien accordé à TOTEM, il évoque les chantiers pour les prochains mois. L’élu socialiste, ancien directeur de cabinet de la ville durant 18 ans, compte bien mettre en œuvre son programme électoral.
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Un mois après votre élection, quel regard portez-vous sur ces premières semaines écoulées?
C'est une fonction exigeante, je n'en doutais pas, qui nous engage et qui m'engage au quotidien, à laquelle je me consacre à 100% notamment à l'occasion de ces séances d'installation qui nous ont beaucoup mobilisé sur les séquences budgétaires en particulier. Un moment clé pour y voir clair et pour fixer les perspectives qui s'ouvrent à nous.
Ça fait quoi Vivien Coste de passer de directeur de cabinet à maire et d’occuper pleinement le bureau de l’Hôtel de ville ?
C'est toujours l'esprit de responsabilité qui est bien là. La responsabilité à l'égard de l'équipe qui m'a fait confiance, des Cadurciens qui me l'ont accordé nettement. Il y a une forme d'obligation à réussir cette formidable entreprise de complexité dans un contexte où la situation budgétaire se tend, comme je l'avais imaginé, où tout est de plus en plus complexe. Alors je prends les sujets les uns après les autres, avec l'espoir d'être au rendez-vous des attentes et en veillant à ce que rien ni personne puisse remettre en cause notre exemplarité, notre probité.
Il y a un certain nombre de cases, j'allais dire, qui ont d'ores et déjà été cochées. Je pense à la modération du point de vue des indemnités. J'ai abandonné personnellement 1400€ brut par mois de ce à quoi j'aurais pu prétendre en qualité de maire de Cahors. J'ai abandonné quelques 300€ du côté du Grand Cahors. Les élus qui m'entourent ont fait ce même effort. Tout comme nous avons enclenché un certain nombre de premiers projets comme l'extinction retardée de l'éclairage public, l'examen approfondi de l'heure de gratuité du stationnement.
Avoir été élu dès le premier tour, malgré une abstention forte de 49% vous font-ils aborder ce mandat d'une manière différente?
Je considère que la légitimité est acquise par le scrutin, quelle que soit l'importance de la participation. Le score, il est net, la confiance l'est tout autant. Il n'empêche que c'est un élément dont il faut tenir compte, qui dit quelque chose du désengagement, voire de la désaffiliation de nos concitoyens à l'égard de la chose publique. Ici comme ailleurs, nous ne sommes pas épargnés d'une marche du monde qui nous affecte, y compris sur le terrain de la citoyenneté.
Renforcer la police municipale
Est-ce que ça veut dire que vous allez chercher davantage le point de vue des Cadurciens pour ajuster votre programme ?
Dans le cadre de mon projet de campagne, j'avais fait de la participation des habitants un peu le point de départ de la démarche dans laquelle je souhaitais m'engager. Et effectivement, il est entendu dans mon esprit que nous multiplierons les outils de participation, d'écoute. Je souhaite notamment, et ce sera le cas d'ici à l'été, engager les journées « 100% quartier » qui participaient d'un de mes engagements. Et puis, par définition, il faudra ne rien s'interdire et c'est un peu la démarche dans laquelle je me situe et l'état d'esprit qui m'occupe et avec lequel j'arrive en responsabilités. J'ai, depuis quelques semaines, engagé une démarche « flash » pour remettre à plat nos organisations, faire en sorte qu'elles soient compatibles avec nos priorités nouvelles, pour que l'on soit immédiatement opérationnel le plus vite possible, en l'occurrence à l'horizon de septembre. Parmi les priorités que j'ai pu exprimer à l'égard de l'administration, figure justement comme préalable la manière d'associer les Cadurciens davantage à la décision.
Au cours de ce premier mois, il y a eu un gros coup de filet anti-stupéfiants. Est-ce que cela vous incite à accélérer le pas dans la lutte contre la délinquance ?
Je tiens d'abord à saluer l'engagement du Parquet et des forces de sécurité intérieure qui ont obtenu des résultats. Et c'est dans ce cadre-là, dans cet objectif de fermeté que je me situe. J'avais fait, vous le savez, de la sécurité et de la tranquillité publique une priorité. J'étais encore ce matin à la rencontre des agents de police municipale. Je leur ai réaffirmé la fermeté dont il fallait faire preuve et en même temps l'humanité qui était nécessairement et consubstantielle à leur métier. On a aujourd'hui des effectifs qui augmentent. C'est un engagement que j'avais pris devant les Cadurciens. On aura, à partir du mois de septembre, un fonctionnement en brigade qui permettra d'être plus opérationnel, plus présent sur le terrain. Il est très clair que la priorité que j'ai énoncée demeure et que les moyens sont en face pour être au rendez-vous de cet engagement.
Le chantier de la place Chapou débutera en septembre
Un des chantiers importants à venir, c'est celui de la place Chapou près de la cathédrale. Quel est son calendrier ?
J'accorde beaucoup d'importance à l'engagement. D'une certaine façon, le référendum à l'égard de ce projet a eu lieu à l'occasion du scrutin municipal de mars dernier. Le chantier débutera donc en septembre prochain. Il a vocation à être terminé dans une période de dix mois, hors aléas climatiques, techniques, archéologiques. On sait que le cadre de procédures liées à la gestion de cette charge archéologique a été clairement établi avec les services de l'État. En revanche, nous ne pouvons évidemment présumer de ce qu'il en sera du sous-sol. Donc, dans un mois, un mois et demi, nous reviendrons vers les commerçants, vers les étaliers du marché aussi, pour leur préciser le phasage de l'opération lorsqu'on y verra plus clair. J'introduirai avant l'été la commission d'indemnisation amiable pour pouvoir couvrir les éventuelles pertes d'exploitation des commerçants qui seraient directement liées par les implications du chantier.
J'engagerai aussi une mission externalisée. Ça a été une de mes commandes lors de mon arrivée en responsabilités en faveur de la communication et de l'événementiel en cœur de ville pendant précisément la période de ce chantier pour tenter de soutenir le trafic client en cœur de ville. Et puis j'ai mis à l'étude, comme je m'y étais engagé, le principe d'un stationnement à rotation rapide et à vocation saisonnière. Mettre à l'étude, ça ne veut pas dire le concrétiser au terme de l'analyse. Mais en tout cas le sujet est bien à l'étude et une copie me sera rendue bientôt pour que je puisse arbitrer.
Quel visage envisagez-vous pour cette place Chapou précisément ?
La place sera le cœur battant de ce centre historique finalement, cette centralité qui nous manque. L'idée c'est d'avoir un espace à dominante piétonne, qui aura une dimension minérale, peut-être moins végétale que l'on aurait souhaité, mais avec l'objectif que le marché puisse faire son retour. Une fois le site rénové, il se prêtera dès lors à la déambulation, à des événements à Noël pour des projections de films en plein air, pour tout type d'événements. Ça sera aussi une façon de faire muter la commercialité. Je crois beaucoup dans la capacité qu'ont les places publiques piétonnisées à accueillir de la commercialité renouvelée. Je pense à des restaurants, des bars à tapas qui finalement profitent de l'espace public comme un prolongement naturel grâce à des terrasses et des boutiques au pied d'immeuble.
Unité d'ultrafiltration, Meules Bleues et Nino Ferrer...
On est dans une période où il y a des épisodes orageux et des risques de turbidité de l’eau du robinet. Où en est le projet d'unité d'ultrafiltration ?
Le calendrier est complètement respecté. C’est le projet le plus onéreux que le Grand Cahors n'ait jamais eu à assumer, plus de 20 millions d'euros, soutenu fort heureusement par de nombreux partenaires. Le chantier se déploie et l'horizon de mise en service se situe en cours de l’année 2026, comme nous l'avions énoncé.
Comme vous évoquez la question des orages et donc des risques associés, j'ai envie de vous parler aussi de la route de Toulouse qui constitue pour nous, et pour moi en particulier, une priorité que de faire de ce lieu un futur quartier à vocation économique, libéré ou du moins limité dans ses contraintes et dans ses risques. Dans les toutes prochaines semaines, fin mai en l'occurrence, débutera l'enquête publique qui durera six mois. C’est une étape majeure dans le projet hydraulique, urbain et économique de transformation de cette entrée de ville.
Tout ces commerces de la route de Toulouse ont-ils vocation à déménager sur la plaine de Labéraudie pour laisser place à une entrée de ville plus accueillante ?
L’objectif c'est bien de transformer ce quartier qui avait une dominante commerciale en un quartier à dominante économique. C’est une occasion pour nous à la fois de transformer le visage de cette entrée de ville mais aussi de retrouver du foncier qui permette d'accueillir des activités économiques hors commerce. Il faut que ça soit le support d'activités tertiaires, de bureaux, d'immobilier artisanal, de petites productions. Et donc on va avoir là l'occasion de dessiner le tout nouveau visage de cette entrée de ville en lui conférant en effet une dimension naturelle beaucoup plus forte. Ça passe par l'aménagement du ruisseau, des percées visuelles que l'on ouvrira entre l'aménagement du site et le grand paysage situé sur les coteaux opposés.
Labéraudie accueillera en septembre prochain le festival des Meules Bleues en plein air. La ville va t-elle aider le festival dans cette nouvelle étape plus coûteuse pour les organisateurs ?
Oui, c'est déjà une décision qui a été prise par mon prédécesseur et en mon absence pendant la campagne électorale. Le Grand Cahors soutiendra de manière très renforcée le festival des Meules Bleues pour tenir compte des implications de sa relocalisation. Une relocalisation qui a été rendue nécessaire par l'arrivée de Tekever le leader européen des drones à usage civil et militaire sur le site de l'ancien parc des Expositions de Cahors Sud. Donc il y aura un soutien financier. Il a été adopté du côté du Grand Cahors. Il y a également un accompagnement très fort de nos collectivités puisque des opérations de terrassement vont avoir lieu sur la zone qui accueillera le festival sur l'emprise située entre les commerces et la rivière Lot.
Les beaux jours arrivent. Faut-il s’attendre à un événement culturel particulier cet été à Cahors ?
Il y a l’exposition Nino Ferrer au musée Henri Martin, il y a aussi l'exposition Marc Petit qui prend possession de l'espace public pour un parcours d'une rive à l'autre autour d'œuvres à la fois emblématiques et monumentales, aussi clivantes que puisse être ces œuvres, et c'est le principe de l'art que de nous interroger. Marc Petit est un des artistes mondialement reconnu qui fait vibrer aussi les cœurs et l'image de la ville et qui prendra donc place pendant quelques mois un peu partout sur notre espace public. Il y a aussi le l'inauguration du musée Mémorial qui interviendra le 18 juin prochain dans le site du cinéma « le Grand Palais », dans l'étage du cinéma. C'est une façon là de concrétiser un engagement politique et moral qui avait été pris avant moi, de renouer avec ce site. Et de faire donc vivre la mémoire d'une époque lointaine, mais qui se rappelle parfois dangereusement à nous.
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