Publié : 7h36 par FTB avec JG

Sehoc : deux services ferment, l’inquiétude grandit pour les salariés et les enfants accompagnés

La Sehoc, la Sauvegarde de l’Enfance Haute Occitanie, reste sous pression après une nouvelle audience au tribunal judiciaire de Montauban ce mardi 5 mai. Deux structures vont fermer, alors que l’association accompagne encore 2.300 enfants dans la région. Les salariés, eux, attendent des réponses concrètes.

Nouvelle mobilisation devant le palais de justice pour la SEHOC
Nouvelle mobilisation devant le palais de justice pour la SEHOC
Crédit : JG

 

À Montauban, l’avenir de la protection de l’enfance portée par la Sehoc continue de se jouer devant la justice et les institutions. Placée en redressement judiciaire depuis le 30 janvier, la Sehoc (Sauvegarde de l’Enfance Haute Occitanie) emploie 270 salariés et assure le suivi de 2 300 enfants sur quatre départements, le Tarn-et-Garonne, le Lot, le Tarn et le Gers. Une nouvelle étape a été franchie ce mardi 5 mai, lors d’une audience au tribunal judiciaire de Montauban, alors que l’association est endettée à hauteur de 5,4 millions d’euros.

 

DEUX FERMETURES ACTÉES PAR LA JUSTICE

Les juges ont confirmé la fermeture du centre éducatif fermé de Saint-Paul-d’Espis, en Tarn-et-Garonne, ainsi que celle du service d’investigations éducatives du Lot, basé à Cahors. Des décisions lourdes de conséquences, à la fois pour les professionnels et pour les jeunes suivis par l’association.

Une nouvelle audience est programmée le 29 juin prochain, afin de faire le point sur la situation financière et l’avenir de la structure.

 

LES SALARIÉS DANS L’ATTENTE DE DÉCISIONS CLAIRES

En attendant, une rencontre avec le conseil départemental, l’un des principaux financeurs de la Sehoc, est prévue le 12 mai. Un rendez-vous très attendu par les équipes, qui dénoncent un climat d’incertitude devenu pesant.

Pour Florence Lagarrigue, déléguée CGT, le malaise est profond : 

« Vu les conditions, beaucoup disent qu'ils ne sont pas satisfaits et qu'ils n'ont pas la tête à pouvoir penser correctement leur travail, à pouvoir le faire correctement. Ça n'a que trop duré pour pas grand-chose. À un moment donné, il va falloir que des responsables prennent leurs responsabilités et mettent en œuvre des actions concrètes pour sauver le plus d'emplois possible, et permettre que les accompagnements des enfants et des familles se fassent dans de bien meilleures conditions. »

 

L’inquiétude reste donc entière, aussi bien pour les emplois que pour la continuité et la qualité des accompagnements. D’autres pistes sont étudiées, comme un repreneur, mais elles n’ont pas été dévoilées et ne seront réellement poussées que si le plan de redressement ne venait pas à bout, précise Marc Thouanel, directeur de transition de la Sehoc. Seul bonne nouvelle, le tribunal a autorisé, pour le moment, la poursuite de l’activité.