Publié : 4 mai 2026 à 23h18 par
Johan Gesrel

Tarn-et-Garonne : forte mobilisation dans les laboratoires d’analyses

Ce lundi 4 mai 2026, la majorité des laboratoires d’analyses médicales du groupe Biofusion sont restés portes closes. Le mouvement, très suivi en Tarn-et-Garonne le Lot et la Haute-Garonne, dénonce des salaires bloqués et des conditions de travail dégradées.

Un piquet de grève a été installé devant le laboratoire Biofusion à Montauban.
Un piquet de grève a été installé devant le laboratoire Biofusion à Montauban.
Crédit : Johan Gesrel

Ce lundi 4 mai 2026, un important mouvement de grève a touché les laboratoires d’analyses médicales en France. C'était le cas dans le groupe INOVIE Biofusion. En Tarn-et-Garonne, dans le Lot et en Haute-Garonne, près d’un salarié sur trois a cessé le travail selon les syndicats. Conséquence directe : vingt laboratoires sur les vingt-quatre que compte le groupe sont restés fermés, seules les urgences étant assurées sur réquisition.
 
À Montauban (Tarn-et-Garonne), un piquet de grève a été installé à l’entrée du laboratoire situé au sein de la clinique des Chaumes. Les salariés dénoncent une hausse continue de la charge de travail, des suppressions de postes et des mobilités imposées. « C’était un mouvement très suivi. Le fait d’être en intersyndicale et de voir autant de monde montre qu’il y a un malaise réel », explique Catherine Bellenoue, infirmière et déléguée CFDT. Elle pointe notamment des salaires figés depuis 2024 et des effectifs insuffisants : « Nous travaillons très souvent en sous-effectif avec un taux d’absentéisme de 12 %. La charge de travail devient très lourde pour ceux qui restent ».
 

Des salaires bloqués malgré des bénéfices élevés

Pour les représentants syndicaux, la question salariale reste centrale. « Depuis 2020, les départs à la retraite sont très peu remplacés. Il y a beaucoup de contrats précaires et un salarié sur deux seulement est remplacé », souligne Aurore Palapra, déléguée CGT. Selon elle, les bénéfices du groupe ne sont pas redistribués à la hauteur des attentes : « Ils ont encore réalisé une très bonne année en 2025, avec des millions d’euros de bénéfices, mais moins d’un million est reversé à l’ensemble des salariés ».
 
Les syndicats rappellent également que la grille nationale des salaires de la biologie médicale n’a pas évolué depuis 2024, dans un contexte d’inflation persistante. « Les primes ne remplacent pas un salaire pérenne, notamment pour la retraite », insiste la CGT. Les salariés ont repris le travail à l’issue de cette journée de mobilisation. Une commission paritaire nationale doit se réunir ce mercredi 6 mai 2026 afin d’examiner les revendications portées par les syndicats du secteur.