Publié : 15h46 par
Johan Gesrel

Montauban : le vélo s’invite dans la campagne

À Montauban (Tarn-et-Garonne), l’association Montavélo a interrogé les candidats aux municipales sur leur politique cyclable. Le questionnaire met en lumière des programmes inégaux et un souhait partagé de revoir l’arrêté interdisant les vélos dans le centre-ville.

Laurent Pambaguian et Didier Lacaze, actuel et ex-président de Montavélo.
Laurent Pambaguian et Didier Lacaze, actuel et ex-président de Montavélo.
Crédit : Johan Gesrel.

 

À Montauban (Tarn-et-Garonne), l’association Montavélo, qui rassemble près de 300 adhérents, a décidé de placer la politique cyclable au cœur des élections municipales. L’organisation a envoyé un questionnaire détaillé aux différentes listes pour évaluer leur vision du vélo comme mode de transport au quotidien.
 

Des visions contrastées selon les candidats

L’objectif n’était pas de classer les listes, mais d’analyser leur niveau de préparation. « Juger n’était pas le bon terme, l’idée était de mesurer la maturité des projets », indique Laurent Pambaguian, président de Montavélo, interrogé ce mardi 17 février 2026 au micro de TOTEM. Les thèmes abordés concernaient la sécurité, les stationnements, l’interconnexion, l’usage du vélo à l’école, pour les achats ou pour aller travailler, ainsi que les actions prévues à court et à long terme.
 
Selon l’association, deux listes se démarquent : celles d’Arnaud Hilion (Vivre Montauban) et de Jean‑Philippe Labarre (Nouveau Montauban). "Leur degré de maturité est important par rapport aux autres", souligne le président. "D’autres propositions apparaissent moins structurées, comme celles de Montauban autrement, Mon parti Montauban ou encore Montauban, de gauche citoyenne et écologique." Quant à la liste de Thierry Deville, Montavélo estime qu’elle se situe « au milieu du tableau ».
 

Un arrêté toujours contesté

Les échanges ont aussi porté sur l’arrêté interdisant les vélos dans le centre historique de Montauban (Tarn-et-Garonne), une mesure que l’association qualifie régulièrement d’anti‑vélo. « Cet arrêté n’a aucune justification, aucun incident n’est recensé entre piétons et vélos », affirme Laurent Pambaguian. L’association considère que les itinéraires alternatifs imposés aux cyclistes sont dangereux et inadaptés, notamment pour les parents transportant un enfant ou les professionnels utilisant un vélo‑cargo.
 
Montavélo espère que la prochaine équipe municipale reverra cet arrêté et engagera un schéma cyclable réellement appliqué, après la réalisation partielle du précédent. « Notre objectif est de co‑construire une politique cohérente avec tous les usagers », conclut son président, rappelant que Montauban (Tarn-et-Garonne) reste en retard sur les villes comparables en matière de mobilité douce.