Publié : 25 février 2026 à 15h32 par La rédaction

La présence du Cantal au Salon de l'agriculture contestée

Ce mercredi 25 février 2026, le syndicat Touche Pas à Nos Vaches a protesté à Aurillac contre la présence du département au Salon de l'agriculture sans participation des bovins.

Le syndicat Touche pas à nos vaches mobilisé le 25 février 2026 à Aurillac (Cantal).
Le syndicat Touche pas à nos vaches mobilisé le 25 février 2026 à Aurillac (Cantal).
Crédit : Stéphane David / Totem

 

Ce mercredi 25 février 2026, alors que se tient la Journée du Cantal au Salon International de l’Agriculture à Paris, le tout nouveau syndicat Touche Pas à Nos Vaches (TPNV) a organisé un rassemblement devant le conseil départemental à Aurillac. Le mot d’ordre est clair : "Pas de vaches au Salon, pas de Salon !" Les membres du syndicat estiment que, sans bovins présents Porte de Versailles en raison de la dermatose nodulaire contagieuse, la délégation cantalienne n’aurait pas dû faire le déplacement.
 

"Le Salon, c’est à la maison" : le message du syndicat

Charlotte Salat, co‑présidente du syndicat TPNV, dit ne pas comprendre les priorités du département : "Je suis déçue parce que je pensais que l'agriculture passait avant le tourisme, même si tout est important et il ne faut pas mettre l'agriculture contre le tourisme ou vice versa, c’est pas du tout le sujet". Elle rappelle cependant l’interdépendance des activités : "On a besoin de touristes dans le Cantal, c’est une certitude, nous aussi on en a besoin quand on fait de la vente directe, mais il faut revenir à la base".
 
Pour elle, la situation est simple : sans agriculture structurante, l’ensemble du territoire s’effondre :"S'il n'y a pas d'agriculture dans le Cantal, il n'y a pas de fromage, tous les gens qui dépendent de nous ne peuvent plus travailler et le tourisme après on en fait quoi".
 

Un impact large : des pâturages jusqu’au Lioran

Lors de ce rassemblement, un autre argument a été avancé par les membres du syndicat : l’importance des troupeaux pour l’entretien des espaces. "Si y a plus les moutons pour nettoyer le Lioran l'été, l'hiver il se fera pas de ski", souligne Charlotte Salat. Elle insiste :  "On a besoin de tout le monde, on a besoin des touristes, mais on a surtout besoin des paysans dans le département", insiste Charlotte Salat.