Modifié : 12 juin 2026 à 16h04 par JOELLE MEGE

Débits de boissons : les maires se forment

Les élus municipaux se sont retrouvés à Aurillac jeudi 11 juin pour se mettre à la page

LES MAIRES DU CANTAL EN FORMATION
formation des maires
Crédit : Joëlle MEGE

 

 

À l’approche des fêtes de village ou  des  prochaines soirées coupes du monde dans les bars,  les maires du Cantal se mettent à jour. Jeudi 11 juin, à Aurillac, une formation était  dispensée  par l’UMIH  dans les locaux de l'IFPP d'Aurillac à l’initiative  de l’Association des maires de France du Cantal.

Clément Rouet, maire de Ladinhac (15) et représentant de l’AMF 15 :
« Les maires viennent d’être renouvelés au mois de mars. L’objectif, c’est de prendre pleine conscience de tous les pouvoirs de police que nous avons. »

Au cœur des échanges : les arrêtés municipaux, les horaires d’ouverture et les autorisations pour les buvettes associatives. Des rendez-vous incontournables dans les communes rurales.
« Les buvettes […] font vivre nos villages régulièrement les week-ends », rappelle-t-il. Mais elles sont strictement encadrées : cinq autorisations par an, sauf exceptions.

L’enjeu est aussi de trouver un équilibre entre tous les acteurs.
« L’idée aujourd’hui, c’est de voir comment on concilie l’activité associative avec l’activité commerciale », insiste Clément Rouet.

Sur le terrain, la vigilance est renforcée, notamment à Aurillac. Le maire peut adapter les horaires en cas de trouble à l’ordre public, même si « le préfet […] demeure maître sur les autorisations administratives ».

Pour Thierry Perbet, président de l’UMIH du Cantal, la formation répond à une vraie nécessité :
« On se rend compte que la réglementation est de plus en plus compliquée. »
Il alerte sur les risques en cas d’incident :
« Quand il y a un problème, on cherche un responsable […] ça peut être un président d’association, un chef d’entreprise, mais aussi le maire. »

Parmi les points sensibles : la vente d’alcool aux mineurs et le respect des règles selon les types de boissons.
« Beaucoup d’associations oublient que les mineurs n’ont pas le droit à tous les alcools », souligne-t-il.

Autre évolution importante : ce sont désormais les mairies qui gèrent les licences. Une responsabilité supplémentaire pour les élus.
« Les mairies ne connaissent pas toujours la réglementation », reconnaît Thierry Perbet.

Résultat : plus de 120 participants suivent cette journée, en présentiel et en visio. Une mobilisation importante, à l’image des enjeux.

Une nouvelle formation est déjà prévue lundi 15 juin à la gendarmerie d’Aurillac, avec un autre thème : la sécurité et les pouvoirs du maire.