Publié : 3 mars 2026 à 17h20 par La rédaction
La baisse du budget de l’Agence Bio inquiète
La baisse de 60 % du budget de l’Agence Bio inquiète les défenseurs du bio. Dans le Cantal, Dimitri Bousquet (JA) dénonce des décisions incompréhensibles.
La décision de réduire de manière drastique le budget de l’Agence Bio continue de faire réagir. Si sa suppression n’a finalement pas été actée, la structure doit composer cette année avec 15 millions d’euros en moins, soit 60 % de son budget initial, ainsi qu’avec le licenciement de sa directrice. Des mesures jugées "incompréhensibles" par les défenseurs du bio, dont Dimitri Bousquet, membre du bureau des Jeunes Agriculteurs du Cantal et chargé du dossier au syndicat.
Des décisions "incompréhensibles" pour les JA du Cantal
Pour Dimitri Bousquet, le constat est sans appel. "On était en pourparlers pour mettre en place des repas bio obligatoires une fois par semaine dans les cantines, comme le repas végétarien".
Selon lui, les décisions de l’État vont à l’encontre de ses propres objectifs : "L’État nous demande de produire plus de bio en France. Ils ont un objectif de, je crois, 12 % des parcelles agricoles en bio en France. On n’y sera pas. Et puis de l’autre côté, ils nous mettent des bâtons dans les roues, ils nous enlèvent des subventions. Ils font tout le contraire de ce qu’il faudrait pour mettre en avant l’agriculture biologique. Et c’est incompréhensible".
Quelles conséquences pour l’Agence Bio ?
Selon les JA du Cantal, cette baisse historique de moyens compromet fortement les actions de promotion du bio, pourtant en phase avec les attentes des citoyens. Les premières répercussions se font déjà sentir. Dimitri Bousquet cite l’exemple du Salon de l’Agriculture 2026 : "Dès cette année, avec le Salon de l’Agriculture, l’Agence Bio n’avait pas de stand à l’intérieur. Déjà, ça avait été mis à l’écart. Ils avaient un bus juste à l’extérieur du salon à Paris".
La réduction budgétaire impactera aussi la visibilité du bio : "Ça aura des répercussions sur tout ce qui est publicité, on va dire la télé et tout ça. Et on sait très bien que c’est un budget. Et tout ça, du coup, ça va pas se faire".
Des actions annulées faute de moyens
Certaines initiatives prévues dans la restauration collective risquent tout simplement de disparaître : "Il y aura des actions qui devaient être menées dans la restauration collective par exemple, qui, du fait qu’on n’ait pas de financement, eh ben ça pourra pas se faire". Il conclut : "On sait bien que sans argent, c’est compliqué de faire quelque chose".
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