Modifié : 10h43 par Joëlle Mège avec FP
Eau : et si le bois mort aidait à lutter contre la sécheresse ?
Dans le Cantal, la question de l'eau devient un enjeu de plus en plus concret pour les habitants, les agriculteurs et les collectivités.
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Face à des sécheresses plus fréquentes et à des cours d'eau qui s'assèchent plus tôt dans l'année, des spécialistes défendent de nouvelles approches inspirées du fonctionnement naturel des rivières. C'est le thème de la conférence que donnera Charlène Descollonges, ingénieure spécialiste de l'eau, ce jeudi 29 octobre à 20 h à la salle des animations de Massiac (15). La rencontre est ouverte à tous.
Une technique inspirée de la nature
Parmi les solutions présentées figure une méthode encore peu connue : le réemploi du bois mort dans les cours d'eau. L'objectif est de ralentir l'écoulement, favoriser l'infiltration de l'eau dans les sols et contribuer à la recharge des nappes phréatiques.
"Des techniques qui visent à mettre du bois dans les ruisseaux et dans les rivières et qui permet de ralentir l'eau et de favoriser son infiltration dans les sols et les nappes."
Selon Charlène Descollonges, cette approche peut être mise en œuvre à différentes échelles, depuis les têtes de bassin versant jusqu'à l'aval des rivières. Elle souligne également l'importance de préserver des espaces autour des cours d'eau afin de favoriser la recharge des nappes souterraines.
L'arbre, un allié pour préserver l'eau
La gestion de ce que les spécialistes appellent "l'eau verte", c'est-à-dire l'eau utilisée directement par la végétation et les écosystèmes, fait aussi partie des pistes évoquées. Pour Mathilde Gibaud, animatrice au Syndicat interdépartemental de gestion de l'Alagnon et de ses affluents (SIGAL), l'arbre joue un rôle essentiel :
"L'arbre a limité le ruissellement et l'érosion en travers des pentes. Ses racines vont permettre l'infiltration de l'eau dans les sols."
Les haies, les plantations, les mares ou encore certains aménagements paysagers permettent ainsi de retenir davantage d'eau sur les territoires et de limiter les pertes liées au ruissellement.
Les bassines ne peuvent pas être l'unique réponse
Interrogée sur les grandes réserves d'eau, souvent appelées "bassines", Charlène Descollonges estime qu'elles peuvent faire partie des solutions envisageables.
"La prévisibilité de la ressource en eau sera de moins en moins garantie. On peut envisager le stockage comme faisant partie d'un panel de solutions. Mais il serait très dangereux de miser que sur cette solution-là."
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