Publié : 6h19 par FTB avec JG
Assises de Tarn-et-Garonne : après la déception, le ministère public fait appel dans l’affaire Bettencourt
Deux jours après le verdict rendu aux assises de Tarn-et-Garonne et le procès de Sébastien Bettencourt, le ministère public fait appel de la condamnation à 25 ans de prison, pour le meurtre de son épouse en 2023 à Lamothe Capdeville.
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Il y aura bien un second procès dans l’affaire Sébastien Bettencourt. Condamné ce lundi 13 avril à 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse en 2023 à Lamothe Capdeville, l’homme de 41 ans va de nouveau être présenté à la justice puisque le ministère public a fait appel mercredi de cette condamnation, a fait savoir le parquet de Montauban.
Le procureur de Montauban Bruno Sauvage, avocat général lors du procès, avait requis une peine de prison à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, assortis de sept ans de suivi socio-judiciaire. Il avait également été déchu de son autorité parentale. Un verdict en deçà des réquisitions : trente ans de réclusion criminelle assortis de 22 ans de sûreté avaient été demandés.
Joint par TOTEM, Fabien Arakélian, l'avocat de la famille d'Isabelle Gabens, parle d'une “décision normale au vu d'un verdict complétement surréaliste. Il aurait fallu qu'il tue et découpe le corps d'Isabelle pour le jeter dans le Tarn pour obtenir la perpétuité ? ” La décision de jurés selon lui "banalise les féminicides en France." De son côté Michèle Gabens, la mère de la victime, se dit "satisfaite de l'appel du parquet. Sans ça, on aurait eu beaucoup d'amertume."
Me Morgane Morin, l'avocate de l'accusé Sébastien Bettencourt, accueille la décision "sans trop de surprise". "Je respecte la décision du parquet. Je ne me suis pas encore entretenu avec mon client à ce sujet. Ça va être compliqué de revenir à la barre."
"Je n’ai jamais vu un tel acharnement"
L’arrêt de la cour d’assises, sanctionnant un meurtre avec actes de torture et barbarie à caractère sexuel, avait été critiqué par les parties civiles, qui s’attendaient à une peine plus lourde. Sébastien Bettencourt, 41 ans, a été reconnu coupable d’avoir violé, poignardé puis étranglé sa femme Isabelle, 36 ans, mère de leurs cinq filles, le 13 mars 2023 à leur domicile de Lamothe-Capdeville (Tarn-et-Garonne). Il a reconnu les faits.
"En 35 ans d’expérience de police judiciaire, je n’ai jamais vu un tel acharnement", avait dit à propos de la scène du crime l’avocat général.
A la fin du procès, les parents de la victime se sont dits "révoltés", "choqués" et "très meurtris" par le verdict: "voilà un individu sanctionné par seulement 25 ans, sans période de sûreté, (...) après que notre fille a été violée, assassinée dans des conditions parfaitement inhumaines", a alors réagi le père de la victime.
Après le meurtre, Sébastien Bettencourt avait fui le domicile familial en pleine nuit, laissant ses filles découvrir le corps de leur mère au matin.
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