Publié : 8 avril 2026 à 9h13 par FTB avec JG
Meurtre d’Isabelle Gabens : le procès s’ouvre ce mercredi devant la cour d’assises du Tarn-et-Garonne
Le procès du féminicide d’Isabelle Gabens s’ouvre ce mercredi devant la cour d’assises du Tarn-et-Garonne, à Montauban. Trois ans après les faits, Sébastien, son mari, est jugé pour meurtre accompagné d’actes de torture et de barbarie.
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Un crime d’une violence extrême, c’est que devra juger à partir de ce mercredi 8 avril, la cour d’assises du Tarn-et-Garonne. Le procès du féminicide d’Isabelle Gabens, tuée dans la nuit du 13 mars 2023 à son domicile de Lamothe-Capdeville s’ouvre jusqu’à lundi 13 avril au palais de justice de Montauban. Âgée de 38 ans, cette mère de cinq jeunes filles a été étranglée et poignardée par son mari, Sébastien, plombier chauffagiste de 41 ans.
L’homme est poursuivi pour meurtre accompagné d’actes de torture et de barbarie, notamment à caractère sexuel selon le chef d’accusation. Les faits se sont déroulés alors que le couple était en instance de séparation et continuait de vivre sous le même toit.
« LE SUMMUM DE L’HORREUR » SELON LA PARTIE CIVILE
Pour Fabien Arakélian, avocat des parents et des frères d’Isabelle Gabens, spécialiste des affaires de féminicides, il s’agit d’un dossier hors norme. Il dit n’avoir « jamais connu une telle affaire », parlant même du « summum de l’horreur ».
Ce soir-là, Sébastien soupçonne sa femme d’entretenir une relation avec son associé. Selon le rapport d’autopsie, Isabelle Gabens aurait été étranglée, puis poignardée, avant de subir des actes de torture. En pleine nuit, les cinq filles du couple (aujourd’hui sous la tutelle de leur grand-mère), âgées de 4 à 14 ans au moment des faits, entendent les cris de leur mère. Elles entendent également leur père prononcer les mots « repose en paix ».
Peu après, Sébastien entre dans leur chambre, un couteau ensanglanté à la main, avant de prendre la fuite. Ce sont les enfants qui, au petit matin, font la macabre découverte et alertent les secours.
VERSIONS CHANGEANTES ET CONFRONTATION AU TRIBUNAL
Interpellé dans son fourgon, Sébastien livre au fil de la procédure plusieurs versions. Il évoque d’abord une forme d’amnésie, avant de reconnaître partiellement les faits, tout en niant certains actes, notamment le viol conjugal et la torture.
Dans le box des accusés, il devra faire face au regard de deux de ses filles, présentes à l’audience ce mercredi. À la demande de la famille, le portrait d’Isabelle Gabens sera exposé dans la salle d’audience.
Le verdict des jurés est attendu lundi 13 avril.
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