Publié : 12h27 par La rédaction

Verdict contesté après le meurtre d'Onet-le-Château

Jugé à Rodez, l’homme accusé du meurtre d’Onet-le-Château a été condamné à 22 ans de réclusion. Une peine jugée insuffisante par la famille.

Le palais de justice de Rodez (Aveyron)
Le palais de justice de Rodez (Aveyron)
Crédit : Tiphaine Coulon / TOTEM

 

Après quatre jours d’audience et plus de quatre heures de délibéré, le verdict est tombé ce vendredi 10 avril 2026 à Rodez (Aveyron). L’homme jugé pour le meurtre commis sur le parking du Super U d’Onet-le-Château, le 16 mars 2024, a été reconnu coupable et condamné à 22 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté des deux tiers.
 

Une peine inférieure aux réquisitions

Lors de son réquisitoire, l’avocat général avait demandé 30 ans de réclusion criminelle. La cour d’assises a finalement décidé d’abaisser la peine. Une décision qui ne fait pas l’unanimité, notamment du côté des proches de la victime.
 

Une famille "dévastée" à l’issue du procès

À la sortie de la salle d’audience, la famille est apparue profondément marquée. Colette, la mère de la victime, exprime sa colère et son incompréhension : "Je suis déçue et très malheureuse parce que j’ai l’impression que les jurés n’ont pas tenu compte de la blessure de Virginie". L’accusé n’a en effet pas été reconnu coupable de tentative de meurtre sur Virginie, blessée lors des faits.
 

"Il est mort deux fois"

La femme de la victime et sa sœur disent ressentir du dégoût après le verdict.
 
Ôter la vie d’un homme, un père, et c’est ça la justice française, franchement. Il est mort deux fois et nous, on prend encore plus cher. Il va sortir, il va faire sa vie. Nous, on va au cimetière et on pleure.
 

La défense salue une décision équilibrée

De son côté, Guillaume Raymond, avocat de la défense, estime que la peine prononcée est juste : "C’est cette réquisition lourde qui, à notre sens, faisait fi d’un certain nombre d’éléments de personnalité". L’avocat souligne que la cour a pris en compte le parcours de son client : "La cour a entendu le parcours de vie déchiqueté de l’accusé et sa pleine reconnaissance des faits".
 

Un possible appel du parquet ?

Le parquet dispose de dix jours pour faire appel de cette décision.