Publié : 21h19 par La rédaction

Père de famille tué dans l'Aveyron : 30 ans de réclusion

Les jurés ont suivi les réquisitions ce vendredi 10 avril 2026, aux assises de l'Aveyron.

Le palais de justice de Rodez (Aveyron)
Le palais de justice de Rodez (Aveyron)
Crédit : Tiphaine Coulon / TOTEM

 

Le verdict est tombé ce vendredi 10 avril 2026 aux assises de l'Aveyron. L'homme accusé du meurtre commis sur le parking du Super U d’Onet-le-Château (Aveyron) en mars 2024, a été condamné à 22 ans de réclusion criminelle dont 14 ans de sureté. 

30 ans de réclusion criminelle requis par l’avocat général

Dans son réquisitoire, l’avocat général avait demandé à la cour de condamner l’accusé à 30 ans de réclusion criminelle. Depuis son perchoir, il est longuement revenu sur la vidéo de surveillance du parking du Super U, enregistrée le 16 mars 2024. Diffusée sans le son lors des débats, cette vidéo a néanmoins été au cœur des échanges. L’avocat général a tenté d’imaginer les bruits absents des images, évoquant notamment les hurlements du fils de l’homme assassiné, provoquant une vive émotion dans la salle.
 

Une plaidoirie poignante pour les parties civiles

Avant le réquisitoire, Maître Alexandre Martin, avocat des parties civiles, a livré une description détaillée et poignante des faits. Lui aussi s’est appuyé sur la vidéo de surveillance du parking, soulignant la violence de la scène et son impact sur les proches de la victime.
 

La défense plaide pour que son client "sorte de l'obscurité"

Après la suspension d’audience de midi, les avocats de la défense ont pris la parole. Maître Emmanuel Pons a fait référence à Pierre Soulages, affirmant souhaiter que son client puisse, un jour, "sortir de l’obscurité".
Il a également évoqué d’autres affaires criminelles jugées en Aveyron, comme celle du dépeceur de l’Aveyron ou le meurtre de Pascal Filoé, pour lesquelles des peines de 30 ans de réclusion criminelle avaient été prononcées, espérant que la cour ne condamnerait pas son client au même niveau.
 
Maître Guillaume Raymond a conclu les plaidoiries de la défense. Il a déclaré ne pas chercher à excuser ni légitimer les faits, mais à comprendre le passage à l’acte, qu’il estime lié à l’enfance très difficile de l’accusé.