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Johan Gesrel

Tarn-et-Garonne : Pierre-Antoine Lévi candidat aux sénatoriales, "j’ai le soutien de Gérard Larcher"

Ce jeudi 25 juin 2026, le sénateur centriste sortant Pierre-Antoine Lévi annonce en exclusivité sur TOTEM sa candidature aux élections sénatoriales du 27 septembre. Il met en avant son bilan et réagit à l’entrée en lice de Jean-Philippe Bésiers.

Pierre-Antoine Lévi, sénateur centriste de Tarn-et-Garonne.
Pierre-Antoine Lévi, sénateur centriste de Tarn-et-Garonne.
Crédit : Johan GESREL.
Dans le Tarn-et-Garonne, la campagne des élections sénatoriales se précise à l’approche du scrutin du 27 septembre 2026. Ils seront 759 grands électeurs à désigner les deux futurs sénateurs du département. Ce jeudi 25 juin 2026, Pierre-Antoine Lévi confirme sur TOTEM sa candidature pour un second mandat. Il aura pour binôme Sylvie Borel, maire de Canals qui succède à Christelle Garcia, ancienne maire de Piquecos.
 
Le sénateur centriste sortant, élu en 2020, revient sur un premier mandat marqué par des crises successives, du Covid-19 aux tensions institutionnelles. Il estime que cette période lui a permis de renforcer son expérience : « J'ai à peu près connu toutes les situations sur un seul mandat de sénateur, ce qui m'a permis de me forger une expérience plus forte », explique Pierre-Antoine Lévi. Attaché à sa proximité avec les élus, il revendique un positionnement au-delà des clivages politiques : « Je me suis mis à disposition de tous les élus du département, sans considération politique ». Une ligne qu’il compte poursuivre durant la campagne estivale.
 

Un bilan législatif mis en avant

Pierre-Antoine Lévi met également en avant plusieurs textes dont il a été rapporteur ou initiateur. Parmi eux, la loi sur le patrimoine sensoriel des campagnes, qui protège les sons et odeurs du monde rural. « Les sons et les odeurs font partie de notre patrimoine », souligne-t-il. Autre mesure, l’aide alimentaire étudiante, née pendant la crise sanitaire : « J'ai voulu permettre à tous les étudiants d'avoir accès à une restauration à tarif modéré », précise le sénateur. Il cite aussi une proposition de loi contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur adoptée à l’unanimité. Texte qui porte désormais son nom. Plus largement, il insiste sur son engagement en faveur des élus locaux, évoquant des textes visant à améliorer leur statut : « L'engagement démocratique permet de faire vivre nos communes ».
 

Une concurrence assumée dans la campagne

Dans cette campagne, plusieurs candidatures sont désormais connues, dont celle d'Anne Ius, conseillère départementale PRG, et celle du maire centriste de Castelsarrasin Jean-Philippe Bésiers (Tarn-et-Garonne). Une entrée en lice accueillie sans opposition directe par Pierre-Antoine Lévi : « Chaque élu a le droit de se présenter, c'est la démocratie ».
 
Soutenu par la majorité sénatoriale et le président Gérard Larcher, il insiste sur la spécificité du scrutin : « Les grands électeurs vont choisir celui ou celle qui est le plus à même de porter leur projet ». Autre candidature potentielle, celle de Brigitte Barèges à Montauban, dont l’inéligibilité doit prendre fin début juillet. Là encore, le sénateur se veut mesuré : « C'est une candidature sérieuse parmi d'autres ». La campagne s’annonce donc ouverte jusqu’à la rentrée, avec des enjeux locaux forts autour de la représentation des territoires.