Modifié : 16 septembre 2026 à 18h21 par
Johan Gesrel

Tarn-et-Garonne : Montech rouvre son champ de tir, l'armée poursuit sa montée en puissance

Avec 5000 militaires aujourd'hui et 7000 attendus à l'horizon 2030, le Tarn-et-Garonne confirme sa place de département le plus militarisé de France. Cette dynamique se traduit notamment par la réouverture imminente du champ de tir de Montech, fermé depuis 2012. La rentrée est également marquée par la passation de commandement à la délégation militaire départementale. 

Le lieutenant-colonel Christophe Masse et son successeur le LCOL Richard Valer.
Le lieutenant-colonel Christophe Masse et son successeur le LCOL Richard Valer.
Crédit : Johan GESREL / TOTEM
Le champ de tir de la forêt domaniale de Montech (Tarn-et-Garonne) s'apprête à reprendre du service à la fin du mois de septembre 2026. Fermé depuis 2012 pour permettre sa dépollution et sa mise aux normes, le site a bénéficié d'un investissement d'environ trois millions d'euros. Il sera utilisé du lundi au jeudi, hors vacances scolaires et jours fériés, principalement pour l'instruction et l'entraînement des militaires.
 
Une infrastructure particulièrement attendue par le 17e Régiment du Génie Parachutiste de Montauban (Tarn-et-Garonne), mais aussi par d'autres unités de la région. "Le tir est une nécessité vitale pour les combattants. C'est un stand qui méritait des aménagements aux normes les plus contemporaines", explique le lieutenant-colonel Christophe Masse, délégué militaire départemental adjoint.
 

Une montée en puissance des régiments

Cette réouverture intervient dans un contexte de renforcement des capacités militaires françaises et de croissance des effectifs locaux. Le Tarn-et-Garonne compte aujourd'hui près de 5000 militaires, un chiffre qui pourrait atteindre 7000 soldats à l'horizon 2030. "On est sur une très belle dynamique dans le département. Nous avons la chance d'avoir deux régiments du génie dont les compétences sont aujourd'hui particulièrement reconnues. Les derniers engagements en Europe attestent de la nécessité de monter en gamme", souligne Christophe Masse.
 
Les effectifs du 17e RGP de Montauban, du 31e Régiment du Génie de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) et du 9e Régiment de Soutien Aéromobile de Montauban doivent continuer leur progression dans les prochaines années avec la création de nouvelles compagnies d'active et de réserve. "5000 militaires, cela impose et cela oblige", résume Christophe Masse. Parallèlement, l'armée poursuit son rapprochement avec le monde civil à travers les 25 classes défense développées dans les établissements scolaires du département. "On peut être fiers collectivement du travail réalisé. Il y a toujours des progrès à faire, mais une vraie dynamique a été créée", estime l'officier.
 

Passation de commandement à la DMD

Autre temps fort de cette rentrée militaire : le départ après cinq ans de mission de Christophe Masse à la délégation militaire départementale. Lors de sa cérémonie d'adieu aux armes ce mardi 15 septembre 2026, l'officier a évoqué un moment chargé d'émotion. "C'est un sentiment hybride. C'est un passage de témoin. J'aime cette notion de deux coureurs qui se passent le relais. Il y a de la fierté, de la nostalgie et un nouvel horizon qui se dessine", confie-t-il.
 
Pour lui succéder, le lieutenant-colonel Richard Valer a pris ses fonctions. Âgé de 57 ans, cet officier parachutiste totalise 37 années de service, dont 24 passées au sein du 17e RGP. Il rentre d'une mission de quatre ans à Naples au sein de l'état-major opérationnel de l'OTAN. Un retour aux sources pour celui qui a effectué l'essentiel de sa carrière militaire en Tarn-et-Garonne : "On ne quitte jamais vraiment Montauban. Je suis très heureux de revenir. Le travail effectué ces cinq dernières années est remarquable et je m'inscris dans sa continuité", assure le nouveau délégué militaire départemental adjoint.
 
Concernant l'avenir des armées dans le département, le nouvel arrivant affiche sa confiance"C'est un beau département avec de belles unités opérationnelles. Avec cette forte composante militaire, je ne suis pas inquiet pour l'avenir du Tarn-et-Garonne dans ce domaine", conclut-il.