Publié : 15h40 par
Johan Gesrel

Tarn-et-Garonne : les cerises arrivent avec deux semaines d’avance

Présentes plus tôt que d’habitude sur les étals, les cerises annoncent une saison prometteuse en Tarn-et-Garonne. Ce lundi 11 mai 2026, producteurs et clients se sont retrouvés au marché de Caussade (Tarn-et-Garonne), entre satisfaction commerciale et vigilance face aux aléas climatiques.

Ludovic Martel producteur de cerise depuis cinq générations à Molières.
Ludovic Martel producteur de cerise depuis cinq générations à Molières.
Crédit : Johan Gesrel

Comme l’asperge ou la fraise, la cerise arrive en avance cette année sur les marchés du sud-ouest. À Caussade (Tarn-et-Garonne), ce lundi 11 mai 2026, la première variété de la saison, la burlat, attire déjà les regards et les paniers bien garnis. Sur son étal, Ludovic Martel, producteur depuis cinq générations à Molières (Tarn-et-Garonne), observe une dynamique encourageante: « On a une dizaine de jours d’avance. D’après moi, ça va continuer, parce que je vois que ça rougit bien. Les conditions ont été plutôt bonnes jusqu’ici ». Reste une inquiétude partagée par la profession : la météo instable et les épisodes orageux redoutés en fin de printemps.
 

Des volumes dépendants de la météo

À Réalville (Tarn-et-Garonne), Brigitte Rigal cultive 70 cerisiers en production. Après une semaine marquée par de fortes pluies, elle reste prudente mais confiante. « On a pris 70 mm d’eau la semaine dernière. Samedi, j’ai très bien vendu sur le marché de Montauban et aujourd’hui aussi. Dès que j’attrape les cerises, j’attaque le marché », souligne la productrice. Elle sera également présente mercredi sur la place Lalaque à Montauban. Entre les risques de fissuration liés à la pluie et les attaques de la mouche Drosophila suzukii, bien connue des arboriculteurs, la saison reste donc fragile.
 

Un fruit plébiscité par les consommateurs

Malgré ces incertitudes, la cerise conserve son statut de fruit plaisir. Sur le marché, Marthe et Michel, habitants de Molières ne cachent pas leur enthousiasme. « Je me fais une cure de cerises tous les ans. On en achète dès qu’il y en a », confient-ils. 
 
Actuellement vendues entre 8 et 10 euros le kilo, les cerises pourraient voir leurs prix baisser au fil des semaines. Dans la région de Moissac où l’on recense près de 80 producteurs, la récolte 2026 est déjà estimée autour de 2 500 tonnes, selon les acteurs de la filière.