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Fabien Taccard Blanchin - Journaliste

Soupçons d’agression sexuel sur des enfants : la Ville de Montauban saisit à son tour la justice

Trois plaintes ont été déposées contre un ancien animateur de l'école maternelle Hugues-Panassié de Montauban pour des faits présumés d'agressions sexuelles. La Ville a également déposé plainte et annonce l'ouverture d'une enquête administrative.

Couloir d'une école maternelle avec porte-manteaux, cartables et bancs avant la rentrée scolaire.
L'école maternelle est prête à recevoir les élèves pour cette nouvelle année scolaire.
Crédit : Fabien Taccard- Blanchin / Totem

Quelques jours après les révélations de Totem et de la Dépêche du Midi sur cette affaire touchant l’école maternelle Hugues Panassié, à Montauban, le dossier prend une nouvelle dimension.

La ville de Montauban a déposé plainte contre l’animateur de 27 ans, après avoir mis fin à son contrat le jeudi 15 octobre 2026. Cette nouvelle démarche intervient après les plaintes de plusieurs familles montalbanaises, pour des faits d’agressions sexuelles sur leurs enfants, dans l’enceinte de l’école.

Selon la Dépêche du Midi, trois plaintes ont été déposées pour dénoncer des "attouchements", des "massages" et des "baisers" qui auraient eu lieu au sein de l'établissement scolaire, notamment dans une cabane située dans la cour de récréation.

Ce qui porte à 4 le nombre de plaintes, avec celle de ville de Montauban. Toujours selon le quotidien, la procureure de la République de Montauban Karline Bouisset a ouvert une enquête "pour vérifier l’éventualité de la caractérisation des faits commis au préjudice des enfants".

Par ailleurs, une enquête administrative a été lancée au sein des services municipaux confirme la ville pour Totem.

 

Une première convocation le 20 novembre

L’origine de l’affaire relève notamment de la possession de fichiers pédopornographiques de la part du jeune animateur, pour laquelle il est poursuivi (corruption de mineur par une personne mise en contact avec la victime par un réseau de communication électronique, diffusion de messages pornographiques impliquant un mineur et détention d'images pédopornographiques.)

Ce premier volet, ne concernant pas l'école de Montauban, doit amener à un premier temps judiciaire : le 20 novembre, date de sa convocation devant le tribunal correctionnel de Montauban.