Modifié : 20h09 par
Johan Gesrel

Qui est élu sénateur dans votre département ce dimanche ?

Ce dimanche 27 septembre 2026, les élections sénatoriales ont livré leurs premiers verdicts dans plusieurs départements du sud du Massif central. En Aveyron, dans le Cantal et en Corrèze, les élus ont été désignés dès le premier tour. Dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne, les grands électeurs ont également réélu les deux sénateurs sortants.

Lors du dépouillement du scrutin au 1er tour à la préfecture de Tarn-et-Garonne ce dimanche.
Lors du dépouillement du scrutin au 1er tour à la préfecture de Tarn-et-Garonne ce dimanche.
Crédit : Johan GESREL / TOTEM

 

Les grands électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche 27 septembre 2026 pour renouveler une partie du Sénat. En Aveyron comme dans le Cantal, les deux sièges en jeu ont été attribués dès le premier tour.
 

La prime aux sortants en Aveyron

En Aveyron, les deux sénateurs sortants conservent leur mandat. Jean-Claude Anglars (Les Républicains) est réélu avec 547 voix, soit 65 % des suffrages. Alain Marc (Parti radical) obtient également un nouveau mandat avec 547 voix et 69 % des voix. Derrière eux, les candidats de gauche et écologistes restent à distance. Alexandra Moulin (Les Écologistes) recueille 139 voix devant Matthieu Lebrun (PS) avec 128 voix. Le candidat divers gauche Jean-Dominique Gonzales obtient 68 suffrages tandis que la candidate du Rassemblement national Sarah Horvath rassemble 50 voix.



Les sortants largement reconduits dans le Cantal

Dans le Cantal, les deux sénateurs sortants sont également réélus dès le premier tour. Bernard Delcros (Divers centre) recueille 499 voix, soit 94 % des suffrages exprimés. Stéphane Sautarel (Divers droite) obtient 445 voix, soit 84 %. Les autres candidatures restent très minoritaires avec 48 voix pour Monique Delort (PS), 19 voix pour Alexandre Heuzey (RN) et 9 voix pour Léa Andral (LFI).

La droite l'emporte largement en Corrèze

En Corrèze, les grands électeurs ont également désigné leurs sénateurs dès le premier tour. Les candidats Les Républicains Pascal Coste et Julien Bounie succèdent à Claude Nougein et Daniel Chasseing au Palais du Luxembourg.
 
Sur 761 électeurs inscrits, 755 ont pris part au scrutin. Avec 742 suffrages exprimés, la majorité absolue était fixée à 372 voix. Pascal Coste arrive largement en tête avec 551 voix (74,26 %), devant Julien Bounie qui recueille 524 voix (70,62 %). Les deux candidats sont donc élus dès le premier tour. Derrière eux, le candidat socialiste Thomas Jacquelin obtient 136 voix (18,33 %). Suivent Amandine Dewaelle (Les Écologistes) avec 59 voix (7,95 %), Olga Boudin (PCF) avec 50 voix (6,74 %) et Valéry Elophe (RN) avec 46 voix (6,20 %).
 
 

Statu quo en Dordogne

Les grands électeurs ont renouvelé leur confiance aux deux sénateurs sortants. Serge Mérillou (PS) est réélu avec 53 % des voix, devant Marie-Claude Varaillas (PCF) qui conserve elle aussi, son siège avec 50, 44 % des suffrages.
 
Derrière eux, le candidat sans étiquette Éric Frétillère recueille 23,35 % des voix. Dominique Bousquet, pour Les Républicains, obtient 17,16 %, juste devant Claudine Le Barbier de Nouvelle Énergie avec 16,76 %. Le candidat du Rassemblement national Guillaume Forquet de Dorne atteint 11,12 %, tandis qu'Hélène Augeraud, pour La France insoumise, recueille près de 5 % des suffrages.
 

Les deux sénateurs sortants réélus au terme d'un 2nd tour

Dans le Tarn, les 1 153 grands électeurs ont participé au scrutin pour désigner leurs deux futurs sénateurs. La majorité absolue était fixée à 558 voix. Aucun candidat n'a atteint ce seuil.  Les deux sénateurs centristes sortants sont arrivés toutefois en tête. Philippe Folliot a obtenu 381 voix et Marie-Lise Housseau 362 voix. Ils devancent notamment Élisabeth Claverie (260 voix), Bernard Carayon (226 voix), Muriel Roques-Étienne (197 voix), Pierre-Marie Senes (171 voix) et Julien Bacou (166 voix).
 
Au cours du 2nd tour, Marie-Lise Housseau a été réélue avec 495 voix (44 %) tout comme Philippe Folliot avec 453 voix  (40 %).
 

Le Tarn-et-Garonne également en attente

La situation est similaire en Tarn-et-Garonne où aucun candidat n'a obtenu le nombre de suffrages nécessaire pour être élu dès le premier tour. Arrivés en tête, les deux sénateurs sortants, Pierre-Antoine Lévi (centriste) et François Bonhomme (LR), se maintiennent et apparaissent en position relativement favorable après avoir respectivement recueilli 312 et 268 voix au premier tour.
 
Derrière eux, la bataille pour les reports de voix sera déterminante. Brigitte Barèges (UDR), troisième avec 187 voix, a choisi de rester en lice, tout comme le candidat du Rassemblement national Quentin Lamotte, crédité de 135 voix. L'absence d'accord entre les deux candidatures pourrait limiter leurs perspectives de progression au second tour.
 
À gauche, la stratégie est plus lisible. Candidate PRG et meilleure placée de son camp avec 128 voix, Anne Ius se maintient. Le socialiste Gérard Craïs, qui avait obtenu 109 voix, s'est retiré en appelant à soutenir les candidats du "front républicain". Le communiste Rodolphe Portolès, crédité de 83 voix, s'est également désisté en faveur d'Anne Ius. En revanche, Cécile Roblin (écologiste, 30 voix) et David Pellicer (LFI, 10 voix) restent candidats, ce qui pourrait empêcher un rassemblement complet de la gauche dès le second tour.
 
Au centre, Jean-Philippe Bésiers (80 voix) et Thierry Delsol (34 voix) se sont retirés sans donner de consigne de vote à ce stade mais ce qui pourrait avantager au minimum Pierre-Antoine Lévi voire François Bonhomme. Enfin, Jean-François Grilhaut des Fontaines (Solidarité et Progrès), qui n'avait recueilli que trois voix au premier tour, a décidé de se maintenir.
 
Au final, les deux sénateurs sortants ont été réélus. Pierre-Antoine Lévi recueille 459 voix, François Bonhomme obtient 400 voix. Arrivée en troisième position, l'ancienne maire de Montauban Brigitte Barèges (UDR) n'a obtenu que 183 voix soit quatre de moins qu'au premier tour. En quatrième position, la candidate PRG Anne Ius a bénéficié d'un faible report des voix à gauche après les désistements de Gérard Craïs (PS) et de Rodolphe Portolès (PCF) avec 173 voix au total, pas assez cependant pour être élue. Suivent les candidats Quentin Lamotte (RN - 121 voix), Cécile Roblin (Les Ecologistes - 28 voix), David Pellicer (LFI - 11 voix) et Jean-François Grilhaut des Fontaines (Droite Souverainiste - 4 voix).
 
 
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