7 ans de prison requis pour l'ex-dentiste lozérien qui a mutilé plus de 40 patients
Deuxième et dernier jour d'audience pour ce procès hors-normes au tribunal correctionnel de Mende.
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La deuxième journée du procès de l'ancien dentiste de Badaroux est sur le point de s'achever. On le rappelle José Pereira Mendès est accusé pendant deux ans d'avoir mutilé des patients, escroqué la sécurité sociale et blanchi de l'argent. A L'heure qu'il est les magistrats se sont retirés pour délibérer.
Jeudi 7 mai au matin, les témoignages des victimes qui avaient débuté la veille au soir, se sont poursuivis, mettant en évidence l'ampleur des conséquences des mutilations dentaires. L'une des victimes dira même à la barre : « Je suis morte depuis 6 ans », depuis qu'elle est allée consulter José Pereira Mendes. Les témoignages se suivent et se ressemblent, mettant à jour un enchaînement devenu système : quelle que soit la raison de la consultation, le dentiste portugais procède de même : panoramique, arrachage de dents, pose d'implants. Le tout dans des conditions d'hygiène déplorables, souligne Me Catherine Szwarc, qui représente 33 parties civiles. « Son moteur c'est l'argent », pointe l'avocate lors de sa plaidoirie. Pour elle, la carte vitale est à José Pereira Mendès ce qu'est l'anneau à Golum dans le Seigneur des anneaux. C'est son précieux, celui qui le rend avide.
Le Procureur de la République, Valéry Morron, l'affirme aussi dans son réquisitoire : « Il n'y a aucun doute sur la nature intentionnelle de ces violences organisées et vérouillées en vue de profits mercantiles ». Il requiert 7 ans de prison, l'inscription de son interdiction définitive d'exercer sur son casier judiciaire pour l'empêcher de poursuivre sa pratique dans un pays européen, et une interdiction définitive du territoire français.
La défense tente de dresser un portrait humain du prévenu, faisant valoir l'absence d'intention de nuire et promet : « Il a retiré un enseignement de cette affaire : il ne sera plus chef d'entreprise pour éviter les problèmes administratifs ». Quant à José Pereira Mendès, il regrette que ça n'ait pas bien marché avec les victimes, mais il maintient que dans 80% des cas, c'est à cause de son arrestation que les victimes, « ont une mauvaise bouche ».
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