Publié : 18h05 par
Hélène Gosselin - Journaliste
Arrachage de dents saines, escroquerie et blanchiment... L'ancien dentiste de Badaroux conteste tout
José Pereira-Mendès comparaît ce mercredi 6 mai devant la cour correctionnelle de Mende en Lozère. Il est accusé de mutilations irréversibles, d'avoir escroqué la caisse de sécurité sociale et d'avoir envoyé de l'argent au Mozambique sans l'avoir déclaré. Plus de 40 victimes se sont portées partie civile.
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José Pereira Mendes le dentiste jugé à Mende pour des actes médicaux inutiles
Crédit : HG
Au tribunal correctionnel de Mende, la première journée d'audience de l'ancien dentiste de Badaroux se poursuit. Depuis 8h ce matin, les faits sont passés au crible : violence avec mutilation, escroquerie, abus de confiance et blanchiment.
"C'est faux", "Je conteste toutes les expertises", "Je ne suis pas d'accord". José Pereira Mendès nie en bloc avec une diction difficile. L'ancien dentiste de 61 ans est apparu amaigri et appuyé sur une canne ce mercredi 6 mai au matin au tribunal correctionnel de Mende.
"J'ai fait au mieux pour chaque patient, j'ai peut-être fait une ou deux erreurs". Ce sont pourtant 186 actes ou prises en charges non conformes aux données acquises par la science qui lui sont reprochés dans deux expertises. Des dents taillées sans raison, des dents saines arrachées, des actes inappropriés, inutiles et dangereux. Quand la magistrate lui demande : "Comment le patient à qui vous avez enlevé 14 dents, donc toutes celles du haut, et qui est resté ainsi pendant 3 mois, pouvait-il manger ?" Il ironise en répondant : "Comme son dentiste, je n'ai pas de dents en bas".
Une attitude que le président du tribunal, Yves Gallego, regrette : "Vous n'êtes pas là par hasard : on vient vous voir pour un abcès on repart avec des dents arrachées. Ce sont des mutilations irréversibles". Côté financier, son chiffre d'affaire a été multiplié par trois en 2 ans. Alors que la sécurité sociale constate plus de 500 actes déclarés mais non réalisés et une soixantaine aux cotations erronées. Le préjudice est estimé à 300 000€.
José Perreira Mendès plaide la phobie administrative, accuse ses assistantes d'avoir fait les transmissions, avoue envoyer de l'argent au Mozambique pour la construction d'une maison de 7 chambres, sans sembler comprendre que ne pas les déclarer pose problème... Peu de réponse concrètes, aucun regret exprimé ou tout juste arrachés par le président du tribunal.
Les victimes dans son dos, sont contre toute attente assez compatissantes.
Elle étaient invitées à s'exprimer en fin d'après midi.
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