Publié : 10h16 par FTB avec HG
Dents arrachées, actes inutiles : le procès glaçant d’un ex-dentiste lozérien s’ouvre à Mende
Un procès hors norme s’ouvre au tribunal correctionnel de Mende ce mercredi 6 mai. Pendant deux jours, la justice va se pencher sur les pratiques d’un ancien dentiste installé en Lozère, accusé d’avoir mutilé plusieurs dizaines de patients. Une affaire lourde, à la fois médicale, humaine et judiciaire.
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C’est un dossier qui fait froid dans le dos et qui secoue la Lozère. Durant les deux prochains jours, le tribunal correctionnel de Mende juge José Pereira Mendes, un ancien dentiste aujourd’hui âgé de 61 ans. Installé à Badaroux, le praticien est poursuivi pour des faits qui se seraient déroulés entre 2018 et 2020. Les premiers signalements remontent à la fin de l’année 2020, déclenchant une enquête approfondie sur ses pratiques professionnelles.
DES ACTES MÉDICAUX INUTILES ET UN PRÉJUDICE LOURD
Selon l’enquête, le dentiste est accusé d’avoir réalisé des actes médicaux inutiles, notamment l’arrachage de dents parfaitement saines. Jusqu’à 14 dents auraient été retirées en une seule séance, laissant certaines personnes édentées, avec des implants non fonctionnels.
En parallèle, José Pereira Mendes aurait déclaré à la Sécurité sociale des soins qui n’auraient jamais été réalisés, dans un but lucratif. Le préjudice financier est estimé à 300 000 euros pour la caisse d’assurance maladie.
Aujourd’hui radié de l’Ordre des chirurgiens-dentistes, l’ancien praticien encourt jusqu’à 10 ans de prison pour « violences ayant entraîné une mutilation, escroquerie et blanchiment ».
Une quarantaine d’anciens patients se sont constitués partie civile dans ce dossier.
IL CONTINUE D’AFFIRMER N’AVOIR RIEN FAIT DE MAL
Défendu par Me Kominé Bocoum, José Pereira Mendes continue d’affirmer qu’il a agi de bonne foi. Certaines victimes, elles, expliquent qu’il aurait beaucoup changé physiquement depuis 2020, un élément évoqué à l’audience.
Le tribunal correctionnel de Mende devra désormais déterminer les responsabilités dans cette affaire sensible, qui débute ce mercredi matin et doit durer jusqu’à jeudi 7 mai.
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