Publié : 30 décembre 2025 à 19h10 par Stéphane Jacquemin

Meurtre de Justine Vayrac : la date du procès officialisée

Lucas L., son agresseur présumé, comparaîtra du 16 au 20 mars 2026, à Tulle, devant la cour d’assises de la Corrèze, pour « meurtre précédé de viol »

Justine Vayrac 3 ans

L’affaire avait provoqué un vif émoi. Il y a un peu plus de 3 ans, le 23 octobre 2022, Justine Vayrac, une jeune femme de 20 ans, originaire du village lotois de Tauriac et maman d’un petit garçon de 2 ans, était tuée, à Beynat, après une sortie en boite de nuit à Brive.

 

Procès devant les assises.

Le parquet vient ce mardi 30 décembre 2025, d’officialiser la date du procès de son agresseur présumé. Lucas L. comparaîtra du 16 au 20 mars 2026, à Tulle, devant la cour d’assises de la Corrèze, pour "meurtre précédé de viol". Âgé aujourd’hui de 24 ans et actuellement en détention, il encourt la peine de réclusion à perpétuité.

 

Des faits commis dans la nuit du 22 au 23 octobre 2022.

Lucas L., l’auteur présumé des faits a avoué avoir tué la jeune femme de 20 ans mais nie le viol. Il explique lui avoir donné un coup de poing après un rapport sexuel consenti.

Or l’autopsie a révélé que la jeune femme portait des plaies au niveau du visage, faites avec un objet contondant. Mais aussi des hématomes sur le corps et des blessures notamment au niveau du col de l'utérus, ce qui est compatible avec l'hypothèse d'un viol.

En détention provisoire depuis sa mise en examen en octobre 2022, Lucas L. a par ailleurs été condamné à 2 ans de prison ferme dans une affaire d'incendie volontaire en 2020.

 

Les proches de Justine mobilisés.

À l’occasion du procès devant la cour d’assises de la Corrèze, programmé du 16 au 23 janvier 2026, à Tulle, on recense pas moins de 12 parties civiles.

Lors du 3e anniversaire de la mort de Justine Vayrac, le 23 octobre dernier, à Brive, les proches de la jeune femme avaient tenté de sensibiliser le grand public par une campagne d’affichage sur les commerces du centre ville. À travers une pétition, ils réclament "l'instauration d'une vraie perpétuité incompressible, sans possibilité d'aménagement ou de réduction de peine pour les crimes les plus graves, les meurtres, les viols, les viols suivis de meurtres". La pétition récolte à ce jour plus de 4300 signatures.