Modifié : 23 octobre 2026 à 18h52 par
Stéphane Jacquemin
Manifestations interdites : le bras de fer se poursuit
Malgré l'interdiction préfectorale, les organisateurs des mobilisations prévues ce samedi 24 octobre 2026 à Brive (Corrèze) et Tulle (Corrèze) entendent maintenir leurs rassemblements. À Tulle, l'intersyndicale a saisi en urgence le tribunal administratif de Limoges (Haute-Vienne) pour contester l'arrêté.
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Crédit : SJ©2026
L'intersyndicale saisit la justice
Le bras de fer entre les organisateurs de la mobilisation contre la vie chère et les services de l'État s'intensifie en Corrèze.
Ce vendredi 23 octobre 2026, des représentants de l'intersyndicale ont été reçus par le préfet de la Corrèze afin d'évoquer l'interdiction de la manifestation déclarée à Tulle. Selon les syndicats, le représentant de l'État a confirmé le maintien de son arrêté.
En réponse, les organisations syndicales indiquent avoir déposé un référé liberté devant le tribunal administratif de Limoges (Haute-Vienne). Cette procédure d'urgence vise à contester une décision administrative lorsqu'une atteinte à une liberté fondamentale est invoquée.
Les syndicats veulent maintenir la manifestation
Malgré cette interdiction, l'intersyndicale affirme vouloir maintenir à minima un rassemblement ce samedi à Tulle, à 11h30 devant la Cathédrale. Si le référé-liberté n'est pas positif, les représentants syndicaux prévoient des prises de paroles.
Même position à Brive
À Brive, les organisateurs du rassemblement annoncé place du 14-Juillet maintiennent eux aussi leur appel à se réunir à partir de 14 heures.
L'un des organisateurs, issu du mouvement des Gilets jaunes, explique à Totem avoir pleinement connaissance des arrêtés préfectoraux mais considère nécessaire de maintenir la mobilisation, avec "un simple rassemblement, sans défilé".
Pour rappel, la préfecture a indiqué que les regroupements non déclarés pourraient faire l'objet de dispersions et de verbalisations.
Le PCF demande le retrait de l'arrêté
La décision du préfet suscite également des réactions politiques. Dans un courrier adressé à l'État et rendu public, le secrétaire fédéral du Parti communiste français de Corrèze, Nicolas Marlin, également conseiller municipal de Tulle, demande le retrait de l'arrêté d'interdiction.
Il estime que la mesure porte atteinte à la liberté de manifester et souligne que la précédente mobilisation organisée dans la ville s'était déroulée sans incident.
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