Publié : 16h01 par La rédaction

Les syndicats alertent sur l'état des petites lignes SNCF

En visite en Lozère ce mercredi 8 avril 2026, Jean Castex a été alerté par la CGT Cheminots sur la dégradation des lignes ferroviaires locales.

Jean Castex lors de sa visite en Lozère le 8 avril 2026.
Jean Castex lors de sa visite en Lozère le 8 avril 2026.
Crédit : Stéphane David / Totem

 

Le président-directeur général de la SNCF, Jean Castex, a passé la journée de ce mercredi 8 avril 2026 en Lozère. Il s’est notamment rendu sur le site industriel ArcelorMittal de Saint-Chély-d'Apcher, où il a rencontré des représentants syndicaux de la CGT Cheminots. À cette occasion, les syndicats ont interpellé le dirigeant de la SNCF sur le mauvais état de plusieurs lignes ferroviaires secondaires, essentielles à la mobilité dans le Massif central.
 

Des lignes ferroviaires vieillissantes en Occitanie

Parmi les infrastructures pointées du doigt, la ligne Béziers–Neussargues et la ligne Rodez–Séverac d’Aveyron, cette dernière étant actuellement fermée à la circulation. Frédéric Laur, représentant de la CGT Cheminots, alerte sur une situation devenue critique : "Quand on regarde l’état de la ligne sur la Lozère, on roule à 50 km heure". Il souligne également l’ancienneté des installations : "On a une voie qui est âgée d’à peu près 80 ans".
 

Une modernisation jugée indispensable par les syndicats

Pour les cheminots, des travaux lourds deviennent indispensables afin d’éviter une dégradation irréversible du réseau : "À un moment donné, on ne pourra plus faire grand-chose et donc une modernisation s’imposera".
 
Au-delà de la sécurité, l’enjeu est aussi celui de l’attractivité du train : "Ça permet aussi pour les voyageurs d’augmenter la performance de la ligne, donc la vitesse et les temps de parcours, et de rendre le train beaucoup plus efficient".

Le financement des petites lignes au cœur des débats

Autre point soulevé lors de l’échange avec Jean Castex : le financement des infrastructures ferroviaires secondaires, notamment sur le tronçon Séverac–Rodez. "Cette ligne-là, elle est financée par les bénéfices de la SNCF. Ce que je disais au président, c’est que le réseau doit fournir une part plus importante dans le budget de régénération d’une ligne".