Publié : 24 mai 2026 à 7h15 par Tiphaine Coulon avec Hélène Gosselin

L’encéphalite à tique progresse jusqu’en Lozère

Un premier cas d’encéphalite à tique a été signalé en Lozère. Une maladie en hausse en France, favorisée par le changement climatique.

TOTEM

 

Un premier cas d’encéphalite à tique a été recensé en Lozère en 2025. Une maladie encore rare localement, mais dont la progression inquiète les autorités sanitaires.
 

Un premier cas recensé en Lozère

Un cas d’encéphalite à tique a été signalé en Lozère en 2025. Il s’agit du tout premier recensé dans ce département. Jusqu’ici, cette maladie virale transmise par les tiques concernait surtout l’Alsace, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Bourgogne. Mais le changement climatique modifie la répartition géographique du parasite. Les tiques gagnent progressivement de nouveaux territoires, y compris dans le Massif central.
 

Une maladie en nette augmentation en France

Depuis 2021, l’encéphalite à tique fait l’objet d’une déclaration obligatoire en France. Une mesure qui permet un meilleur suivi de la maladie, comme l’explique Alexandra Mailles, épidémiologiste à Santé publique France.
 
En 2021 et 2022, on avait une trentaine de cas. En 2024, on est arrivé à une soixantaine de cas et en 2025, on a atteint 98 cas... Ça augmente vraiment et il y a une surveillance qui est meilleure qu’autrefois.
 
En 2025, un premier cas dont la contamination est attribuée à la Lozère a ainsi été identifié. Des départements voisins sont déjà concernés depuis plusieurs années, notamment l’Ardèche, la Loire et la Haute-Loire. Pour autant, il reste difficile de dire si la Lozère deviendra un territoire durablement touché ou si ces cas resteront ponctuels.
 

Des symptômes parfois graves

L’encéphalite à tique est transmise par des tiques porteuses du virus. Pour la majorité des personnes infectées, les symptômes sont peu spécifiques : fièvre, douleurs musculaires, malaise général. Mais dans environ un tiers des cas, la maladie peut évoluer vers des atteintes neurologiques graves, nécessitant une prise en charge médicale lourde.
 

Comment se protéger des piqûres de tiques ?

Les tiques, également responsables de la transmission de la maladie de Lyme, sont de plus en plus nombreuses au printemps, notamment dans les herbes hautes.
 
Il est recommandé de :
  • porter des vêtements longs lors des randonnées,
  • éviter les herbes hautes,
  • vérifier soigneusement les plis de peau au retour,
  • retirer rapidement toute tique en cas de morsure.
Un vaccin contre l’encéphalite à tique existe. En France, il est actuellement recommandé uniquement pour les personnes se rendant dans des zones où la maladie est plus fréquente qu’en France. Les autorités sanitaires étudient toutefois la possibilité d’élargir ces recommandations à certaines zones du territoire.