La Maison Rouge : un podcast au cœur du Pescher et du midi corrézien
À travers six épisodes audio immersifs, Pauline Gallinari raconte l'histoire de sa maison familiale située au Pescher (Corrèze). Entre mémoire intime et récit collectif, La Maison Rouge retrace l'évolution d'une famille et, en filigrane, celle des campagnes corréziennes depuis l'après-guerre.
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La Maison Rouge, chronique sonore d'une famille corrézienne
Une maison peut-elle raconter l'histoire d'un territoire ? C'est le pari réussi de Pauline Gallinari avec La Maison Rouge, un podcast documentaire en six épisodes disponible gratuitement sur SoundCloud.
L'enseignante-chercheuse, historienne de formation, plonge les auditeurs dans l'histoire d'une bâtisse familiale située au Pescher , à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Brive. Une histoire qui s'étend sur quatre générations et qui épouse les grandes transformations du monde rural corrézien. "C'est la maison qui a été construite par mes grands-parents juste après la guerre".
Une maison témoin de l'évolution des campagnes
Dans ce podcast (volonté de l'autrice), pas de narrateur omniprésent. Les témoignages des membres, des proches de la famille, des habitants, se succèdent, accompagnés d'ambiances sonores captées sur place.
À son origine, la maison est à la fois un lieu de vie et de travail. "Au départ, cette maison dans les années 50, c'était une maison-atelier. Mes grands-parents habitaient la maison et y travaillaient", raconte la réalisatrice ; dans le podcast, les témoignages parfois familiaux permettent de faire revivre cette époque : "Tonton, lui, il s'occupait de la forge, mais papa était mécanicien. Ils travaillaient en bas, dans le sous-sol de la maison."
Au fil des décennies, la bâtisse se transforme. Atelier artisanal, puis tannerie où sont notamment fabriqués des cabas, elle devient ensuite une simple habitation avant d'être réinvestie comme résidence secondaire. "Quand mes grands-parents sont morts dans les années 2000, c'est une maison qui est devenue une résidence secondaire et qui a été réinvestie par ma mère."
Du récit intime à une histoire universelle
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Si La Maison Rouge puise dans l'histoire personnelle de son autrice, le projet va bien au-delà du cercle familial. Le podcast aborde des thèmes qui résonnent au-delà de la Corrèze : la transmission, l'attachement à un lieu, les mutations du travail ou encore l'évolution des modes de vie en milieu rural.
"C'est ça qui m'intéressait dans ce projet : partir de quelque chose d'assez local pour aller vers quelque chose de plus général, et j'espère plus universel."
Pourquoi "La Maison Rouge" ?
Le titre de cette série documentaire trouve son origine dans le lieu-dit où se situe la bâtisse familiale.
"La Maison Rouge, c'est en fait le lieu-dit où se trouve la maison. Et il se trouve que la maison a des volets rouges et que les pierres sont un peu rouges. Quand j'étais enfant, je pensais que c'était la maison qui avait donné son nom au lieu-dit."
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Deux podcasts enracinés en Corrèze
La Maison Rouge, publiée en juillet dernier, n'est pas le seul projet corrézien de Pauline Gallinari.
Un an plus tôt, elle avait déjà signé J'irai fleurir vos tombes, un podcast publié par Arte Radio et consacré à Arlette et à sa tournée des cimetières dans le midi corrézien, notamment celui de Beynat, à l'occasion de la Toussaint.
"Pourquoi le choix de la Corrèze ? Je ne sais pas trop comment c'est venu...Sûrement parce que j'y viens depuis mon enfance, cela m'intéressait de passer du temps autour de projets liés à ce territoire", explique Pauline Gallinari
Elle poursuit : "La Toussaint, c'est quelque chose que j'ai toujours vu en Corrèze. Mes grands-parents faisaient, comme beaucoup d'autres, la tournée des cimetières (...). À Paris , personne ne connaît vraiment ce rituel."
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