Publié : 20h12 par Hélène Gosselin
La filière des agneaux de Lozère voit d'un mauvais œil l'accord de libre échange signé entre l'Europe et l'Australie
Une cinquantaine de producteurs de Lozère, mais aussi du Cantal, de la Haute-Loire et d'Ardèche produisent cet agneau à l'Indication géographique protégée (IGP) et au cahier des charges strict.
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L'Union européenne et l'Australie ont signé, ce mardi 24 mars, un accord commercial de libre échange. Parmi les points qui pourraient crisper les agriculteurs déjà vent debout contre l'accord du Mercosur, l'augmentation du quota d'importation de viande bovine et ovine. Baptiste Barrère est président d'Elovel, l'association d'élevage ovin et environnement en Lozère. En 2008, la filière est parvenue à obtenir la reconnaissance d'une Indication d'origine protégée (IGP) pour ses agneaux élevés selon un cahier des charges très strict. Ce nouvel accord commercial peut-il faire concurrence à la filière ?
Je ne sais pas, mais en tout cas, c'est un mauvais signal pour la filière ovine en général, réagit Baptiste Barrère. On est à un moment où on cherche à renouveler les générations dans l'agriculture et dans l'élevage ovin en particulier, et nous aussi en filière Elovel puisqu'on est toujours à la recherche de producteurs nouveaux ou de jeunes à installer. Et quand on annonce des choses comme ça au niveau européen et une concurrence supplémentaire pour nos produits, c'est toujours un frein qu'il va falloir encore lever pour pouvoir installer des jeunes ou pérenniser nos exploitations en place. Ce sera un agneau de plus en concurrence de la filière ovine française qui ne produit pas du tout la quantité voulue pour le consommateur français.
Même si la production ne suffit pas à répondre à la demande, les éleveurs voient d'un mauvais œil la signature de ce nouvel accord de libre échange. Une nouvelle concurrence qui vient s'ajouter à celle de la Nouvelle-Zélande ou de la Grande-Bretagne. Baptiste Barrère tient d'ailleurs à préciser :
La production néo-zélandaise ou la production australienne, ce n'est pas du tout le même produit que ce qu'on peut vendre avec nos contraintes françaises et nos territoires qui sont complètement différents, nos modes d'élevage qui sont complètement différents. Il faut que le consommateur assume d'acheter aujourd'hui de l'agneau français, qui fait vivre aussi nos territoires puisqu'on est adossé à la coopérative Celia en Lozère, ils sont tués et font vivre l'abattoir de Marvejols et la société Languedoc-Lozère-Viande. La production d'agneau, c'est tout un territoire qui vit.
Sur cette zone géographique, qui comprend la Lozère, et une partie du Cantal, de la Haute-Loire et de l'Ardèche, 10 000 agneaux sont produits chaque année. La moitié approvisionne la région parisienne, 40% part dans le sud de la France et 10% environ est vendu en circuit court sur le département de la Lozère.
L'association Elovel organise une visite d'exploitation ce jeudi 26 mars, à Lachamp-Ribennes.
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