Publié : 8 avril 2026 à 20h30 par La rédaction
La CGT se mobilise pour conserver le 1er mai férié
Une proposition de loi pourrait autoriser l’ouverture de certains commerces le 1er mai. Un texte contesté par les syndicats, dont la CGT du Cantal.
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Travailler le 1ᵉʳ mai pourrait ne plus être une exception. Une proposition de loi vise à autoriser certains commerces et services à ouvrir ce jour-là, alors qu’il s’agit aujourd’hui du seul jour férié obligatoirement chômé et payé en France. Le texte, présenté comme une sécurisation juridique – notamment pour les boulangers et les fleuristes – prévoit un recours à des salariés volontaires. Il doit être débattu ce vendredi en séance publique à l’Assemblée nationale. Une intersyndicale appelle les parlementaires à ne pas voter ce projet.
Une proposition de loi pour “sécuriser” certaines ouvertures
Ces dernières années, la question revient régulièrement : certains commerces de proximité ouvrent le 1ᵉʳ mai, au risque de sanctions, malgré une demande de consommateurs, notamment pour le pain ou les fleurs. La proposition de loi entend apporter un cadre juridique plus clair, en mettant en avant le principe du volontariat pour les salariés concernés.
La CGT du Cantal dénonce une perte de droits
Dans le Cantal, la CGT affiche une opposition ferme. Laurence Laybros, co-secrétaire départementale de la CGT du Cantal, estime que le texte ne protégera pas les petits commerces, contrairement à ce qui est avancé.
"Je crois surtout que ça va sécuriser les profits des grands groupes et bien évidemment, ça va enlever des droits aux salariés". Selon elle, ouvrir de nouvelles dérogations sur le 1er mai créerait un précédent : "Si on commence à faire une extension et dérogation supplémentaire pour le travail du premier mai, le travail du premier mai, ça deviendra comme le travail du dimanche".
“Le volontariat” remis en cause par la pression sur les plannings
L’argument du volontariat est précisément ce que conteste la CGT. Pour Laurence Laybros, cette notion risque de rester théorique dans de nombreux cas.
Ce ne sera plus du tout au choix comme on nous le fait croire. Il y aura une obligation de travailler le premier mai qui passera par pression sur les plannings, les congés, etc...
Et la co-secrétaire départementale de la CGT du Cantal insiste sur un point : la réforme ne serait pas conçue pour les petits commerçants : "Mais ça ne sera pas du tout comme on nous le vend pour sécuriser les petits commerces. C’est absolument faux".
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