Publié : 18 mai 2026 à 20h13 par
Johan Gesrel
"Je n'ai jamais vu ça de ma carrière" : les abricots du Tarn-et-Garonne ont trois semaines d’avance
Du jamais vu pour les arboriculteurs du Tarn-et-Garonne. Les abricots sont déjà mûrs et commercialisés depuis le mardi 12 mai 2026, soit près de trois semaines d’avance. À Montalzat (Tarn-et-Garonne), le producteur Eddy Lonjou récolte plus tôt que jamais.
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Eddy Lonjou présente ses premiers abricots de la saison.
Crédit : Johan Gesrel
Le verger du Tarn-et-Garonne réserve à nouveau des surprises... Après l’asperge et la cerise, l’abricot s’invite déjà sur les étals des marchés et des grandes surfaces. Dans le Tarn-et-Garonne, la saison démarre avec près de trois semaines d’avance par rapport à un calendrier habituel. Une situation inédite observée depuis le mardi 12 mai 2026, notamment sur les coteaux de Montalzat (Tarn-et-Garonne), près de Caussade.
Producteur depuis 25 ans, Eddy Lonjou cultive une cinquantaine de variétés d’abricots sur une vingtaine d’hectares. Chaque année, son exploitation produit en moyenne 400 tonnes du fameux fruit à noyaux. Mais cette précocité reste exceptionnelle : « J’ai 53 ans, c’est la première fois de ma vie d’exploitant qu’on ramasse aussi tôt sur cette variété. On a en gros trois semaines d’avance par rapport à une année normale », explique l'arboriculteur.
Une météo déterminante dès l’hiver
Cette avance s’explique par une succession de conditions météorologiques particulières. Un hiver froid favorable à la dormance suivi de pluies abondantes et d'un ensoleillement continu au printemps. De quoi accélérer le cycle végétatif. Dans les vergers, les équipes ont dû s’adapter rapidement pour être prêtes à la récolte. Sur le terrain, la maturité ne laisse aucun doute. « Le fruit tombe facilement dans la main. On regarde la couleur de la fesse de l’abricot et surtout s’il s’arrache sans la queue », détaille Eddy Lonjou.
Pollinisation et adaptation face au climat
Rien n’était pourtant acquis au moment de la nouaison. Les fortes pluies ont freiné l’activité des insectes pollinisateurs. « Nous avons renforcé la location de ruches et introduit des abeilles sauvages, des osmies, pour garantir la pollinisation », précise l’arboriculteur. Les derniers épisodes de froid ont également nécessité des ajustements techniques. « Avec le froid récent, l’arbre a eu du mal à réagir au niveau racinaire. Nous avons apporté des compléments alimentaires foliaires pour passer ce cap », ajoute Eddy Lonjou.
Face aux futures remontées de températures, l’arboriculteur anticipe déjà les effets du réchauffement climatique. Il mise sur de nouvelles variétés d'abricots plus résistantes et a commencé à planter des abricotiers sur la face nord des coteaux de Montalzat. Du jamais vu on vous dit...
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