Des essais, des cartons et du rose, Paris s'impose largement à Sapiac face à Montauban
Top14 - Reléguée et dépassée par la puissance du Stade Français, l’US Montauban a pourtant tenté de rivaliser à Sapiac. Après une première période animée, les Parisiens ont fait parler leur réalisme et leur vitesse en seconde mi-temps pour s’imposer largement (73-25), infligeant aux Montalbanais la plus lourde défaite devant leur public.
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Cette rencontre, la 1ère pour l’USM en tant qu’équipe officiellement reléguée, est entamée tambour battant par les Montalbanais. Jérôme Bosviel ouvre rapidement le score sur pénalité dès la 3e minute, donnant l’avantage aux siens.
Mais la réaction parisienne ne se fait pas attendre. Avec l’enjeu d’une place en haut de tableau (4e au classement), les joueurs du Stade Français imposent leur rythme et leur puissance. Ward inscrit le premier essai dès la 8e minute, lançant une série offensive parisienne. Nene (14e), puis M. Alo-Emile (23e) et Peyresblanque (28e) viennent alourdir la note face à des Montalbanais en difficulté.
Dominés physiquement, les joueurs de l’USM subissent la vitesse et l’intensité des Parisiens. Trop souvent sanctionnés, ils peinent aussi dans le jeu aérien, pris par un certain attentisme. La frustration monte en tribunes, avec une bronca des supporters dès la 18e minute, visant l’arbitrage.
La situation se complique encore avec le carton jaune de Firmin à la 23e minute, contraignant l’USM à réorganiser son pack. Malgré ce coup dur, Bosviel inscrit une deuxième pénalité (27e).
Mieux encore, les Montalbanais relèvent la tête en fin de première période. Maxime Espeut, exemplaire et capitaine du moment (après la sortie de Quercy pour compenser les mêlée), conclut une belle action collective à la 30e minute après une inspiration de Maël Castel sur le petit côté. Malgré la marque des Parisiens aussitôt après par Abadie (33e) et, l’USM termine bien cette première mi-temps avec une action poussée jusqu’à l’en-but conclue par Firmin, aidé par Vici (36e), permettent à l’USM de recoller.
Malgré cette belle réaction, le Stade Français conserve l’avantage à la pause : 35 à 20.
Devant 5 300 spectateurs, la reprise est très compliquée pour l’USM, qui encaisse rapidement un nouveau coup dur. À la 44e minute, Ezeala profite d’un ballon perdu par Josua Vici, trop ambitieux face à Gabrillagues, pour filer à l’essai sans être repris. Dans la foulée, le Stade Français enfonce le clou : Nene signe un doublé à la 46e minute au terme d’une action parfaitement maîtrisée.
Les Parisiens, lancés, continuent leur démonstration. Ezeala inscrit lui aussi un doublé quelques minutes plus tard, à la conclusion d’un mouvement rapide et bien écarté, creusant un peu plus l’écart face à des Montalbanais dépassés.
L’entrée du banc apporte néanmoins un regain d’énergie côté USM. Les Tarn-et-Garonnais retrouvent un peu d’avancée et d’intensité, récompensés par un essai de Maël Castel à la 60e minute, après une touche bien négociée et une percée de Gade. Le jeune demi de mêlée, très en vue, cède ensuite sa place.
Mais la réaction reste insuffisante face à la puissance parisienne. Vili inscrit un nouvel essai, le neuvième pour le Stade Français, sur une action marquée par le carton jaune de Gade, permettant aux visiteurs de franchir la barre des 60 points (25-61). Dans la foulée, Ezeala s’offre un triplé sur un jeu au pied de Léo Barré, malgré une position de départ litigieuse.
Les Parisiens terminent en apothéose avec un dernier essai de Kerr-Barlow sur la sirène, profitant d’un ballon mal maîtrisé en mêlée à 5 mètres.
Score final sans appel : 73 à 25. Un record de points encaissés à Sapiac pour cette avant-dernière rencontre à domicile. L’USM aura à cœur de réagir dans 15 jours pour la dernière de la saison, face à La Rochelle.
Les réactions :
- Sébastien Tillous Borde, manager de l’USM :
« Ca fait chier sincèrement (de battre le record de points encaissés à Sapiac) mais après c'est vrai que quand tu es dominé, tu as l'arbitrage aussi qui est sur des petits détails qui te tuent. Il y a des placages sans ballon quand on prend le dernier essai, un placage sans ballon 40 mètres au-dessus et il n'est pas pris alors que c'est à 10 mètres de l'arbitre de touche, donc en fait il y a tout qui s'enchaîne quand tu es un peu dépassé, derrière l'arbitrage il est complètement pour les autres, et sur les petites choses qui peuvent te permettre de prendre 15 points en moins peut-être ou 20 points, au final tu les prends parce que c'est la machine plus un arbitrage qui est favorable aussi pour les autres. Mais c'est pas pour ça qu'on prend 70 points aujourd'hui, mais ça en fait partie aussi et donc nous on doit se concentrer sur nous, sur le travail qu'on fait. Les mecs sincèrement, comme je disais, ils s'entraînent très bien depuis 2-3 mois. C'est difficile de prendre 70 points. Mais on s'accroche, je crois qu'on avait demandé l'intensité, on avait demandé en premier de mettre l'engagement nécessaire pour pouvoir jouer au rugby, on l'a fait. Au final, on prend trop de points, mais le 1 contre 1 à ce niveau en Top 14, c'est ce qui fait la différence. Quand tu vois chaque équipe, ils sont armés, avec des mecs plus grands, plus gros, plus athlétiques qui vont plus vite, il y a des moments où tu es dépassé et à ces moments-là, tu es puni direct. Et c'est ce qui fait la différence avec nous, qui est une belle équipe de Pro D2, mais aujourd'hui qui n'est pas une équipe de Top 14. On a réussi à faire un exploit l'an dernier, mais cette expérience va nous servir pour l'année prochaine et pour la suite pour le club. »
- Rayan Chapuis, 3e ligne du Stade Français :
« On avait un gros banc, on savait que les mecs qui allaient arriver à partir de la 50e, 60e, ils allaient apporter une grosse énergie. Et nous, on était venus ici pour les respecter, et les respecter c'était jouer notre rugby et s'il fallait en mettre plus de 50 ou 60 comme ça a été fait aujourd'hui, il fallait le faire. Nous, le but c'était de prendre le bonus, marquer le plus d'essais possible, jouer notre rugby, avec le banc qui nous a apporté beaucoup d'énergie en fin de match. C'était une forme de respect pour cette équipe de Montauban surtout. »
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