Modifié : 28 juillet 2026 à 19h19 par
Hélène Gosselin - Journaliste

Il détenait 5000 vidéos pédopornographiques. Un facteur condamné par le tribunal de Mende.

C'est le troisième dossier de détention d'images pédopornographiques que traite le tribunal lozérien depuis le début de l'année 2026.

Tribunal de Mende
Tribunal de Mende
Crédit : Tribunal de Mende

Un homme était jugé ce mardi 28 juillet au tribunal de Mende pour la détention et la diffusion d'images pédopornographiques. Il s'agissait du quatrième dossier de ce type examiné depuis le début de l'année en Lozère.

C'est une affaire sinistrement banale. Ce mardi 28 juillet, c'est un facteur qui était jugé, et juste avant lui était examiné le dossier d'un agent de mairie, un garde champêtre en formation qui a été renvoyé au mois de septembre. En juin dernier, c'est un ancien militaire et un chef d'entreprise qui étaient à la barre... Les mêmes faits reprochés : la détention et la diffusion d'images pornographiques avec des enfants. Dans le cas de ce facteur lozérien, ce sont presque 5 000 vidéos dont certaines particulièrement difficiles qui ont été retrouvées sur son téléphone et son ordinateur. Des vidéos mettant parfois en scène des nourrissons ou de jeunes enfants.

Le prévenu a été interpellé parce qu'il faisait partie de plusieurs groupes d'échanges d'images sur des réseaux sociaux. L'un de ses interlocuteur a été arrêté pour viol sur mineur dans la Manche et l'enquête a permis d'identifier 91 profils, dont le sien.

A la barre, il se défend d'y trouver de l'excitation, et ne donne pas d'explication cohérente au fait d'avoir participé à ces groupes et d'avoir téléchargé et conserver ces vidéos depuis 3 ans. Il reconnaît les faits, mais se cherche des excuses et déclare avoir une addiction au porno. Il dit prendre conscience que les victimes souffrent. Lui-même confie avoir été victime d'inceste de la part de son grand frère dans l'enfance... Une affaire atrocement banale au regard des chiffres de la Ciivise et du rapport de la commission Maud Petit.

Le procureur de la République le rappelle : 63 millions de fichiers pédopornographiques sont échangés chaque année et les victimes mineures de ces vidéos sont estimées à 42 000. En France 1 600 signalements ont été enregistrés rien qu'au premier semestre de cette année.

Le tribunal a condamné le prévenu à 2 ans de prison avec sursis, une obligation de soins, l'interdiction d'avoir des activités avec les enfants pendant 5 ans et 2000€ d'amende. Il a également été inscrit au fichier des délinquants sexuels.