Modifié : 14 octobre 2026 à 11h41 par Tiphaine Coulon avec Stéphane David

Hôpital d’Albi : les soignants réclament des renforts

À l’hôpital d’Albi (Tarn), des soignants ont exprimé leur colère devant le conseil de surveillance. Ils demandent davantage de personnel, notamment de nuit, en gériatrie et aux urgences psychiatriques, où la CGT juge les réponses de la direction insuffisantes.

Les soignants de l'hôpital d'Albi réclament des moyens supplémentaires.
Les soignants se sont mobilisés le 13 octobre 2026 à Albi (Tarn).
Crédit : Stéphane DAVID / TOTEM

 

Les tensions persistent à l'hôpital d'Albi (Tarn). Plusieurs soignants se sont mobilisés ce mardi 13 octobre 2026 devant le conseil de surveillance de l'établissement afin de faire entendre des revendications portées depuis plusieurs mois.
 
Au cœur de leurs demandes : des renforts d'effectifs dans plusieurs services jugés en difficulté. Les personnels dénoncent un manque de moyens humains qui, selon eux, pèse sur leurs conditions de travail mais également sur la qualité de la prise en charge des patients.
 

 

Une mobilisation autour des effectifs

Les représentants du personnel réclament notamment davantage de moyens pour le pôle de nuit. Les revendications concernent également le service de court séjour gériatrique, où les équipes demandent le renfort d'une aide-soignante supplémentaire la nuit ainsi que de deux infirmières en journée.
 
Selon les informations communiquées à l'issue de la mobilisation, la direction s'est engagée à rencontrer prochainement les équipes concernées. Une réunion doit être organisée avec les personnels du court séjour gériatrique afin d'apporter des réponses à leurs demandes.
 
Concernant les équipes de nuit, une rencontre pourrait intervenir dans les prochains jours ou les prochaines semaines.
 

Les urgences psychiatriques au centre des inquiétudes

Pour la secrétaire générale de la CGT de l'hôpital d'Albi, Laurie Trutineau, le dossier le plus préoccupant reste celui des urgences psychiatriques.
 
Le syndicat estime que les mesures actuellement envisagées ne répondent pas pleinement aux besoins du service. La principale revendication porte sur la présence permanente de deux infirmières diplômées d'État spécialisées en psychiatrie, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. La CGT réclame également la présence continue d'un agent de sécurité afin de garantir la protection des patients et des soignants confrontés à des situations parfois tendues.
 
Le syndicat souligne aussi l'importance de renforcer la formation des personnels amenés à accueillir et prendre en charge des patients souffrant de troubles psychiatriques.
 

Des attentes toujours fortes

Chaque service concerné a rédigé des documents détaillant la situation actuelle ainsi que les améliorations réclamées par les équipes. Les personnels mettent en avant la nécessité d'améliorer les conditions de travail tout en garantissant une prise en charge adaptée des patients.