Publié : 18h46 par La rédaction

Fusion de gauche avant le second tour à Tulle

À Tulle (Corrèze), la gauche fera liste commune ce dimanche 22 mars 2026 avec "Agir ensemble pour Tulle", après la fusion entre Bernard Combes et Nicolas Marlin.

Cathédrale de Tulle
Crédit : DR

 

À Tulle (Corrèze), il n’y aura finalement pas de quadrangulaire ce dimanche 22 mars 2026. Trois listes seront en lice : la liste de gauche menée par Bernard Combes, la liste de centre-droit portée par Laurent Melin, et la liste du Rassemblement national représentée par Thierry Greck. Arrivé en tête au premier tour des élections municipales, Laurent Melin pensait pourtant se diriger vers un second tour à quatre. Mais la situation a basculé lorsque la liste du maire divers gauche sortant Bernard Combes a décidé de fusionner avec la liste PCF-LFI-Écologiste de Nicolas Marlin. Cette fusion donne naissance à une liste commune : "Agir ensemble pour Tulle".
 

Bernard Combes défend une "évidence de l’union"

Bernard Combes a justifié cette union de la gauche : "C'est d'abord l'évidence de l'union. C'est ça qui nous a guidé cette fois-ci puisque nous totalisions dimanche soir près de 50 % des votes à gauche". Concernant la présence de candidats LFI sur cette fusion, alors que le PS débat encore au niveau national de possibles alliances, Bernard Combes temporise : "Ceux qui appartiennent à ce mouvement, ils ne sont pas tous sur la même ligne non plus que monsieur Mélenchon".

Il assure que les deux candidats LFI présents "pondèrent, je crois, dans de bonnes conditions l'ensemble des sensibilités qui vont concourir à notre victoire dimanche soir, si les électeurs et les électrices en décident".
 

Centre-droit : Laurent Melin critique une fusion "surprenante"

Arrivé en tête dimanche, Laurent Melin se dit "un peu surpris" de cette union de la gauche : "Puisque chacune et chacun avait des programmes différents, des consignes nationales d'un ancien président de la République qui disait qu'il n'y avait aucun rapprochement possible au risque de perte des villes". Il poursuit : "Et là, je m'aperçois qu'on est capable de tout renier pour sauver son poste".
 

RN : réaction virulente sur les réseaux sociaux

Le candidat du Rassemblement national, Thierry Greck, n’a pas pu être joint par la rédaction de Totem.  En revanche, Valéry Elophe, délégué départemental du RN en Corrèze, a dénoncé sur les réseaux sociaux une fusion qu’il qualifie de "honte". Il est même allé jusqu’à interpeller François Hollande.