Publié : 12h30

Ils demandent un TER plus adapté aux besoins

Dans le nord du Lot, 150 personnes ont célébré les 135 ans de la ligne Brive-Aurillac et réclamé un TER plus adapté aux besoins locaux.

Rail
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Crédit : Rédaction Totem

 

"La solution, c’est le TER". Le message est clair. Ce samedi 9 mai 2026, environ 150 personnes se sont rassemblées en gare de Bretenoux-Biars (Lot) pour célébrer, à leur manière, les 135 ans de la ligne ferroviaire Brive-Aurillac.
Usagers, élus et habitants du nord du Lot, du sud de la Corrèze et de l’ouest du Cantal ont profité de cet anniversaire symbolique pour rappeler leur attachement à cette ligne jugée essentielle pour la mobilité du territoire.
 

Des revendications concrètes pour le quotidien

Au-delà de l’aspect festif, la mobilisation a porté des revendications très concrètes. Les participants demandent notamment l’arrêt systématique des trains dans plusieurs gares de la ligne, mais aussi des horaires mieux adaptés aux réalités locales.
Un point revient régulièrement : les besoins des salariés du groupe Andros, à Biars-sur-Cère (Lot), pour lesquels les horaires actuels du TER restent peu compatibles avec les temps de travail.
 

Un collectif mobilisé de longue date

Cette action n’est pas une première pour le collectif de défense de la ligne Brive-Aurillac, engagé depuis plusieurs années pour préserver et améliorer cette infrastructure ferroviaire. Le groupe revendique plusieurs avancées obtenues grâce à la mobilisation citoyenne et politique. Parmi elles, le rétablissement du train de nuit Aurillac-Paris, symbole fort du désenclavement du Cantal. Une victoire saluée, mais jugée encore imparfaite.
 
Membre actif du collectif, Didier Pesteil se réjouit du retour du train de nuit, tout en soulignant ses dysfonctionnements actuels.
 
C'est un bon retour, c'est très bien. Sauf que ce train de nuit, on a l'impression de dormir à Brive puisqu'on est rattaché au premier train de jour. On arrive à Paris vers 8 h 30.
 
Pour le trajet retour, le constat est similaire : "On part de Paris vers 19 h ou 20 h, pour arriver à 6 h 30 du matin à Bretenoux-Biars". Didier Pesteil regrette également l’absence de cabotage, qui empêche l’utilisation du train sur des trajets intermédiaires : "On demande qu'on puisse le prendre de Bretenoux à Aurillac, ou d'Aurillac à Bretenoux, ou de Brive à Bretenoux, parce qu'aujourd'hui, comme c'est un train de nuit, on ne peut pas monter dans ce train".