Publié : 9h25 par JOELLE MEGE
Dans le Cantal, la colère des éleveurs face au loup
Des agriculteurs de la coordination rurale ont exposé 3 brebis mortes sur les grilles de la préfecture
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Les éleveurs dénoncent des attaques à répétition sur leurs troupeaux.
Des brebis retrouvées mortes à Saint-Saury
La dernière attaque en date a été découverte récemment sur la commune de Saint-Saury (Cantal).
Quatre brebis ont été retrouvées mortes, égorgées, dans un pré.
Pour leur propriétaire, l’éleveur Géraud Martinet, le doute n’est pas permis.
Il accuse le loup d’être à l’origine de ces attaques.
« L’Office français de la biodiversité s’est rendu sur place. Mais aucune confirmation officielle n’a été donnée sur l’auteur des faits ».
Une situation que l’éleveur vit comme une incompréhension.
« Nos ancêtres ont tout fait pour faire disparaître le loup..Aujourd’hui, on nous l’a réintroduit. Franchement, c’est une honte », déplore-t-il.
Une situation jugée insupportable par les éleveurs
Pour Géraud Martinet, ces attaques s’ajoutent à une année déjà très compliquée.
Il évoque de lourdes pertes sur les agneaux. Il explique travailler avec des vétérinaires.
L’éleveur confie son désarroi. Il ne sait plus s’il doit continuer son activité ou envisager de vendre.
« Aujourd’hui, ce que je demande, c’est une solution concrète.
L’abattage de la bête.
Il y a des professionnels compétents pour le faire », affirme-t-il.
La coordination rurale monte au créneau
Face à ces attaques, la coordination rurale du Cantal durcit le ton.
Le syndicat réaffirme son opposition totale à la présence du loup dans le département.
Son co-président, Jean‑Luc Lacombe, estime que la cohabitation est impossible dans les zones d’élevage.
« Le loup n’a rien à faire au milieu de nos animaux.
C’est dangereux, y compris pour les bovins », insiste-t-il.
Il rappelle que les conséquences ne se limitent pas aux animaux tués.
Les brebis gestantes peuvent avorter.
D’autres peuvent ne pas mener leur gestation à terme.
Le stress provoqué dans les troupeaux entraîne aussi des pertes économiques indirectes.
« On ne va pas travailler tous les jours pour le loup.
Le métier est déjà assez compliqué comme ça », martèle Jean‑Luc Lacombe.
Une délégation reçue en préfecture
Une délégation de la coordination rurale a été reçue en préfecture du Cantal.
Les représentants des éleveurs demandent à l’État des mesures qu’ils jugent efficaces et immédiates.
Ils réclament notamment des autorisations de tirs.
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