Publié : 23 mai 2026 à 17h00 par Tiphaine Coulon avec Joëlle Mège

Cantal : une collaboration scientifique face aux orages aériens

Dans le Cantal, l’aéroclub et un laboratoire spécialisé dans la foudre unissent leurs moyens pour mieux prévenir les risques liés aux orages en vol.

Orage illustration
Orage illustration
Crédit : @Gaetan Combes

 

Depuis plusieurs années, l’aéroclub du Cantal travaille avec le laboratoire de recherche sur la foudre, piloté par Raymond Piccoli. Cette coopération vient d’être formalisée par une convention. Objectif : utiliser des avions du club comme supports d’expérimentation scientifique, en conditions réelles de vol.
 

Des avions utilisés comme laboratoires volants

Les appareils de l’aéroclub servent à recueillir des données précieuses sur les phénomènes orageux. Une approche concrète qui permet aux chercheurs d’analyser les effets directs des orages sur les aéronefs et d’améliorer les connaissances dans un domaine encore peu documenté en aviation légère.
 

Orages : des risques multiples souvent sous-estimés

Pour Raymond Piccoli, les orages représentent un danger majeur en vol :
 
L’orage est l’un des premiers vecteurs de risque, avec le givrage par exemple sur les surfaces portantes... Bien évidemment, il y a le foudroiement, mais aussi la grêle et des phénomènes souvent sous-estimés. 
 
Le chercheur alerte notamment sur les cisaillements de vent et les rafales descendantes :
 
Ce sont des phénomènes venteux qui peuvent totalement compromettre la sécurité, voire entraîner la perte de l’appareil, notamment lors des phases critiques de décollage ou d’atterrissage. 

 

Un travail de prévention pour renforcer la sécurité aérienne

Grâce à cette collaboration, l’objectif est clair : mieux anticiper les dégâts parfois très lourds causés par les orages, améliorer la formation des pilotes et renforcer la sécurité des vols en aviation légère.