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Fabien Taccard Blanchin - Journaliste

Avant Dax-USM, Paul Vallée : "À moi de faire le job"

Après son succès de prestige contre Brive, alors invaincu en Pro D2, l'US Montauban enchaîne avec un déplacement périlleux à Dax ce vendredi 16 octobre. Les Landais restent invaincus à domicile et pourraient dépasser les Tarn-et-Garonnais au classement en cas de victoire. De son côté, Paul Vallée espère retrouver du temps de jeu après un début de saison contrarié.

Paul Vallée, ailier de l'USM
Paul Vallée, ailier de l'USM
Crédit : FTB / TOTEM

Revenu dans le groupe après plusieurs semaines perturbées par des pépins physiques, Paul Vallée ne cache pas son envie de retrouver le terrain. L'ailier montalbanais sait que la concurrence est forte, mais il compte bien saisir sa chance à l'heure où l'USM s'apprête à relever un nouveau défi sur la pelouse de Dax.

 

Paul, c’est le retour sur les terrains pour vous, on imagine que ça fait plaisir ?

"Ouais, forcément. J'ai les crocs, et envie de reprendre du plaisir sur le terrain. C'est vrai que je n'ai pas eu beaucoup de temps de jeu sur ce début de saison, donc j'ai envie de retrouver les sensations et prendre du plaisir sur le terrain en mettant beaucoup d'intensité."

 

Physiquement où en êtes-vous ?

"J'ai eu quelques pépins à la fin de la préparation physique. Ça m'a empêché de commencer la saison et après, j'ai été apte assez rapidement, dès la deuxième semaine du championnat."

 

Comment on le vit après la fin de saison dernière où vous aviez beaucoup joué et où vous vous étiez mis en évidence ?

"Je me dis que ça fait partie du métier. À moi de me remettre en question. C'est une nouvelle saison, une nouvelle équipe, de nouveaux objectifs. Donc voilà, je me remets en question. C'est un nouveau challenge. La saison dernière, peut-être que ça s'est plutôt bien passé, mais c'était la saison dernière. Maintenant, à moi de retrouver mon jeu, retrouver mon rugby parce que j'ai raté le début de saison. Les autres ont eu du temps de jeu, ils ont fait de gros matchs, c'est le jeu. Maintenant, c'est à moi de faire le job."

 

Une concurrence qui tire l'équipe vers le haut

 

Il y a une belle concurrence à ce poste d'ailier, comment ça se passe ?

"C'est vrai que collectivement, l'équipe marche plutôt bien. Sur les ailes aussi, ça fonctionne bien, offensivement comme défensivement. Il n'y a rien à dire sur leur début de saison. Ils font un très bon début de saison."

 

Ça donne envie d'intégrer une équipe qui tourne bien ?

"Oui, forcément. L'année dernière, ce n'étaient pas les mêmes matchs, on était moins dominants. Cette année, il y a plus de jeu, on est plus dominants. Encore une fois, il faut aller chercher sa place pour pouvoir profiter de ces matchs-là."

 

 

 

Dax, vendredi, comment vous abordez ce match ?

"C'est un beau challenge parce que Dax à domicile, c'est costaud. Ils mettent beaucoup de points chez eux, ils sont très dynamiques. C'est une belle équipe offensive. Ça va être un gros challenge pour nous en défense, mais il faudra aussi avoir du répondant en attaque comme on a pu commencer à le voir contre Brive, où il y a eu des choses intéressantes. Il faut rester sur la même dynamique."

 

"Le classement ne signifie pas encore grand-chose"

 

En cas de bon résultat, cela pourrait être un tournant au classement. C'est forcément un enjeu ?

"D'un point de vue comptable, c'est sûr que ça peut être un bel enjeu. Après, pour moi, c'est encore le début du championnat. En Pro D2, il peut y avoir beaucoup de surprises. À ce jour, le classement ne signifie pas encore grand-chose. Mais ce sont deux équipes proches l'une de l'autre au classement, donc ça risque d'être un beau match."

 

Qu'est-ce qui vous différencie de Dax ?

"Ce qui est très marquant chez Dax, c'est que c'est une équipe très joueuse, qui déplace beaucoup le ballon, qui tente beaucoup de choses et qui est très bonne sur les turnovers. Nous, ce qui ressort, c'est qu'on est assez dominants devant, physiquement assez puissants. Je dirais que ce sont les marqueurs des deux équipes en ce moment."

 

En tant qu'arrière, est-ce que cela vous challenge d'entendre davantage parler des avants que des trois-quarts ?

"Forcément, on en parle parce que nous aussi, on a envie d'être partie prenante des victoires. Mais ça fait du bien de voir les avants qui avancent et qui sont dominants. Ca va venir."