Modifié : 11h29 par Tiphaine Coulon avec Joëlle Mège

Aurillac : une marche pour Caroline Granjean

Un an après la mort de Caroline Granjean, une marche du souvenir est organisée à Aurillac pour réclamer justice et maintenir la mémoire de l'institutrice.

Affiche de la marche du souvenir pour Caroline Granjean organisée à Aurillac (Cantal).
Marche du souvenir à Aurillac en mémoire de Caroline Granjean, un an après son décès.
Crédit : FSU-SNUipp 15

 

Un an après le décès de l'institutrice Caroline Granjean, victime pendant plusieurs mois de harcèlement homophobe, l'émotion reste vive dans le Cantal. Sa veuve, Christine Paccoud, organise une marche du souvenir ce samedi 29 août 2026 à Aurillac (Cantal) pour rendre hommage à l'enseignante et réclamer que l'enquête se poursuive.
 

Une marche du souvenir pour ne pas oublier

Le 31 août 2024, le décès de Caroline Granjean avait profondément marqué le Cantal et bien au-delà. L'institutrice de l'école de Moussages (Cantal) avait subi durant plusieurs mois une campagne de harcèlement homophobe. Des insultes anonymes avaient été retrouvées jusque devant l'établissement où elle enseignait.
 
Un an plus tard, sa veuve, Christine Paccoud, refuse que l'affaire tombe dans l'oubli. Avec le soutien du syndicat FSU, elle organise une marche du souvenir ce samedi à Aurillac (Cantal). Le rassemblement est prévu à 10h15, place des Droits de l'Homme.
 
"Je ne veux pas que cette histoire soit oubliée", explique-t-elle. Pour elle, ce rendez-vous est autant un hommage à la mémoire de son épouse qu'un appel à poursuivre la recherche de la vérité.
 

Un combat qui dépasse les frontières du Cantal

Depuis un an, l'histoire de Caroline Granjean continue de susciter de nombreuses réactions. Christine Paccoud affirme être régulièrement contactée par des auteurs, des documentaristes ou encore des compagnies de théâtre souhaitant raconter ce drame.
 
Selon elle, la mémoire de l'enseignante reste particulièrement présente, bien au-delà du département. "Caroline est vraiment dans l'esprit des gens, au-delà du Cantal, en France et même à l'étranger", confie-t-elle, évoquant des rencontres marquantes avec des artistes venus d'autres pays.
 
Pour sa veuve, ces témoignages montrent que le combat contre le harcèlement et les discriminations reste un sujet majeur de société.
 

L'espoir de voir l'enquête avancer

Si l'émotion demeure, Christine Paccoud attend désormais des réponses judiciaires. L'auteur des messages anonymes, surnommé « le corbeau », n'a toujours pas été identifié. Convaincue que les investigations peuvent encore aboutir, elle espère que les enquêtes reprendront et permettront de désigner les responsables.
 
Pour la veuve de l'institutrice, découvrir l'identité de la personne à l'origine de cette campagne de harcèlement constituerait une étape essentielle dans sa quête de vérité et de justice.