Publié : 23 février 2026 à 19h02 par Stéphane Jacquemin

Tulle Agglo : un dernier conseil communautaire pour Michel Breuilh  

À trois semaines du scrutin des 15 et 22 mars, Tulle Agglo a voté ce lundi 23 février son budget 2026. Une séance particulière : la dernière présidée par Michel Breuilh, qui tourne la page après deux mandats à la tête de l’intercommunalité. 

Michel Breuilh
Michel Breuilh
Crédit : SJ-TOTEM ©

Un budget “neutre” avant les municipales 

Les élus de Tulle Agglo se sont réunis ce lundi pour adopter le budget 2026. Un budget de 37, 8 millions € impacté par une baisse des dotations de l’État (moins 500 000 €).  Un budget présenté comme « neutre », conçu pour préserver les équilibres financiers et laisser à la future gouvernance des marges de manœuvre. 
Ce conseil communautaire était aussi le dernier avant les élections des 15 et 22 mars. 
 

La dernière séance pour Michel Breuilh 

Cette réunion marquait surtout la dernière séance de Michel Breuilh en tant que président de Tulle Agglo. 

« Oui, c’est la dernière séance du mandat, ma dernière séance en tant que président. » 

Élu à la mairie de Tulle dès 1983, Michel Breuilh devient vice-président de Tulle Agglo en 2008, avant d’accéder à la présidence en 2014. Après deux mandats, il a choisi de passer la main. 

« Deux mandats, c’est lourd. Tout a une fin. Il vaut mieux la décider soi-même. Les choses se complexifient beaucoup. » 

 
L’EPCI et les communes : un équilibre fragile 

Parmi les difficultés, on pense naturellement à  la délicate cohabitation entre l’intercommunalité et les communes. 

« Les communes, c’est la collectivité de base. Le maire, c’est celui qu’on voit le plus souvent. Il faut garder cette sensibilité. Les compétences peuvent être imposées par la loi ou décidées ensemble, mais tout doit être travaillé collectivement. » 


Le consensus comme ligne de conduite 


Lorsqu’on lui demande ce dont il est le plus fier, Michel Breuilh met en avant l’humain plus que les réalisations concrètes. 

« L’essentiel, c’est d’être consensuel, de cultiver la politique de l’apaisement. Il faut que toutes les communes se sentent partie prenante dans la vie du territoire. » 

Sans nostalgie 

Pour autant, pas de nostalgie affichée au moment de tourner la page. 

« Non, c’est la vie qui continue. Il y a des choses qui commencent pour les uns, qui se terminent pour les autres… » 

[Entretien] : Avant la "dernière séance" de Michel Breuilh
Crédit : Stéphane Jacquemin