Publié : 10 février 2026 à 20h30 par La rédaction

Souillac : ce que proposent les candidats

À Souillac (Lot), habitants et candidats évoquent attractivité, fiscalité, commerce et avenir de la ville.

La mairie de Souillac (Lot).
La mairie de Souillac (Lot).
Crédit : Stéphane Jacquemin / Totem

Tout au long du mois de février, Totem vous donne la parole. En amont des élections municipales de mars 2026, la rédaction est allée interroger les électeurs pour savoir ce qu'ils pensent de leur ville. Leurs réactions ont été diffusées aux candidats, qui ont pu leur répondre. Stéphane Jacquemin s'est rendu dans le Lot, à Souillac.

 

 

Des habitants partagés entre attachement et lassitude 

Le micro de Stéphane Jacquemin a d’abord croisé Bertrand Cormier, curé de la paroisse. Il rappelle l’impact de l’autoroute : "Je pense que c'est une ville qui a souffert depuis 25 ans du passage de l'autoroute... mais qui a envie de se relever". Beaucoup d’habitants décrivent une ville trop calme : "Un peu mort le week-end", "C’est une ville morte", "L’hiver, il ne se passe rien". Les jeunes regrettent le manque de loisirs : "Ne serait-ce qu’un bowling ou un truc comme ça ?".
 
Certains évoquent la disparition de petits commerces : "Pour moi, c’était bien il y a encore 20 ou 30 ans… maintenant c’est un peu tristounet". L’accessibilité inquiète aussi : "Quand vous êtes à mobilité réduite, aller au bord de la Dordogne, c’est impossible".
 
La propreté revient souvent : surtout "les déjections canines". Mais malgré les critiques, l’attachement à Souillac reste fort : "Franchement, oui, c’est agréable à vivre".

Une autoroute vue désormais comme un atout 

Les trois candidats s’accordent : la sortie de l’A20 est une force. Gilles Liébus, maire sortant : "Il faut prendre ça plutôt comme une opportunité". Frédéric Vergnes, restaurateur, estime que "l’autoroute est un atout". Hervé Cheylat, conseiller municipal estime qu'il "faut porter une action pour que Souillac devienne une ville étape".
 
 

Démographie et habitat : priorité commune

Souillac est passée de 4.000 à 3.200 habitants en vingt ans. Les trois candidats veulent inverser cette tendance. Gilles Liébus : "C’est une de nos priorités… nous avons une réserve foncière de 13 hectares pour développer l’habitat".
 
Les opposants, eux, insistent sur la fiscalité. Hervé Cheylat estime que "ça pousse les gens à aller habiter dans les communes avoisinantes. Il faut faire baisser les charges". Pour Frédéric Vergnes : "Plus on baisse en habitants, plus on va payer d’impôts fonciers".
 

Commerce : artisanat d’art, vie associative ou attractivité ?

Gilles Liébus défend la rénovation du centre ancien : "La réhabilitation du vieux Souillac… faire de Souillac une ville d’artisanat d’art, avec des échoppes". Hervé Cheylat, lui, veut recentrer sur les habitants : "Il n’y a plus de comité des fêtes, pas de salle commune… on laisse tomber un peu les investissements pour investir sur l’humain".
 
Frédéric Vergnes mise sur les atouts naturels et patrimoniaux : "On a un centre-ville ancien magnifique, une rivière qui reste à exploiter, une halle magnifique… à nous de travailler là-dessus".
 

Propreté et civisme : un consensus 🚮🐕

Les candidats réagissent aux critiques sur les déjections canines. Tous appellent à la responsabilité.