Publié : 10h58 par La rédaction

Rodez : opération escargot des transporteurs routiers

Les transporteurs routiers mènent ce mardi 31 mars 2026 une opération escargot à Rodez (Aveyron) pour dénoncer la hausse du carburant et réclamer deux aides clés à l’État.

Mobilisation des transporteurs le 31 mars 2026 à Rodez (Aveyron)
Mobilisation des transporteurs le 31 mars 2026 à Rodez (Aveyron)
Crédit : JCV / Totem

 

La grogne ne faiblit pas chez les professionnels du transport. Après Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) samedi, Paris lundi et en attendant Toulouse (Haute-Garonne) demain, les transporteurs routiers aveyronnais se mobilisent ce mardi 31 mars 2026 avec une opération escargot sur la rocade de Rodez (Aveyron). Malgré les annonces du gouvernement vendredi, dont une remise de 20 centimes par litre, les entreprises jugent ces mesures très insuffisantes face à la flambée du carburant.
 

Une hausse du carburant jugée impossible à absorber

Frédéric Domenge, secrétaire général de la Fédération des transporteurs de l’Aveyron, explique que la situation devient critique pour les entreprises locales. Selon lui, l’augmentation de 35 % du coût du carburant oblige les sociétés à répercuter une hausse importante sur leurs clients.

Pour pouvoir passer cette augmentation de 35 % du coût du carburant, il faudrait qu’elles augmentent leurs clients de 8 à 9 %. Ces clients, eux-mêmes, l’économie est circulaire, auront du mal à absorber ces augmentations. Donc, si les entreprises veulent s'en sortir, il faut qu’on arrive à augmenter de 8 à 9 %, sinon il y aura de la casse.
 
La délégation attendue en préfecture doit présenter les pertes moyennes observées "par camion ou par autocar depuis le début du mois de mars". L’objectif : démontrer l’urgence d’un soutien renforcé.
 

Les deux mesures réclamées à l’État

Les transporteurs demandent au gouvernement deux aides essentielles pour éviter des dépôts de bilan, selon Frédéric Domenge :
  • une aide forfaitaire par véhicule, permettant d’alléger rapidement les charges ;
  • une remise ciblée sur le carburant de 50 centimes par litre, soit bien au-delà des 20 centimes annoncés vendredi.
Les professionnels estiment que sans ces mesures, plusieurs entreprises du secteur pourraient ne pas survivre au printemps.