Publié : 6h10 par La Rédaction

Rodez : un débat sous tension lors du conseil municipal

Ce mercredi 29 avril, la majorité municipale Ruthénoise a mis en débat les recommandations soulevées par le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la politique culturel de la ville entre 2019 et 2025

Le conseil municipal de Rodez

Un suivi perfectible des festivals, une action culturelle qui s'apparente à de l'animation et une politique culturelle municipale peu formalisée. Voilà trois points que met en exergue le rapport de Chambre Régionale des Comptes, concernant la politique culturelle de Rodez. Un rapport qui a suscité de nombreux débats lors du conseil municipal, qui a débuté par une longue prise de parole du maire de la ville, Stéphane Mazars. Il a notamment souligné "les restes à charges pour la ville de 500 000 euros, concernant l'organisation de F'estivada", ajoutant au selon lui, "un festival de cet ampleur ne devrait pas être généré en régie par la municipalité". Le néo-maire de la ville a également critiqué "l'absence de politique culturelle lors de la dernière mandature", complétant à l'aide du rapport que "l'action culturelle n'a été faites qu'au coup par coup, avec des partenariats ponctuels". Des propos forts, conclu par le manque de "perspectives suivant le rachat des Haras pour plus de 6 millions d'euros et un manque se suivi des subventions versées aux associations de la ville". 

Un discours qui a fait réagir dans la salle et dans un premier temps, le groupe Rodez Citoyen. Sarah Bonvalet-Younès a notamment demandé "une réelle prise de conscience autour des investissment", qui selon elle, "ne sont pas forcément signe d'une politque culturelle".

Christian Teyssèdre piqué au vif

"Stéphane Mazars à chercher à faire polémique", c'est ce qu'affirme Christian Teyssèdre. Selon lui, "il est dommage que l'on mette l'information principale à savoir la gestion du budget de la ville, en annexe", remarque-t-il déçu. D'après l'ancien maire de la ville, Stéphane Mazars a souhaité "faire l'impasse sur le bilan économique global, parce qu'il est excellent". Une prise de parole qui tourne vite à la tribune, répétant à plusieurs reprises que le nouveau maire "était toujours en campagne". Après plusieurs minutes de défense, notamment autour de la politique globale de la ville, Christian Teyssèdre est coupé par Stéphane Mazars, suscitant de la tension entre les deux camps. À l'issue du débat, Stéphane Mazars, s'est dit "satisfait" de la bonne tenue du débat.

Il a d'ailleurs affirmé qu'il souhaitait maintenir Festivada dans les années à venir, mais peut-être pas sous la régie de la mairie