Publié : 18 janvier 2026 à 16h45 par
Johan Gesrel
"Que les gens y passent des jours heureux" : Saint-Beauzeil, 117 habitants, sans école ni bureau de poste
Chaque lundi, TOTEM vous propose une série de reportages consacrés aux petites mairies. Ces villages confrontés à des défis de taille avec souvent des moyens limités. Ce lundi 19 janvier 2026, nous partons à la frontière avec le Lot-et-Garonne, à Saint-Beauzeil (Tarn-et-Garonne), 117 habitants.
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Benjamin Bonifay, maire de Saint-Beauzeil.
Crédit : Johan Gesrel
Pas d’école, pas de bureau de poste. Juste une mairie et une petite salle des fêtes. Son maire, un des plus jeunes du Tarn-et-Garonne, a pourtant de quoi s’occuper. Benjamin Bonifay, 39 ans, producteur de lait de chèvre, a repris les rênes de Saint-Beauzeil (Tarn-et-Garonne) après la mort soudaine du maire Alain Raynal, au tout début de son dernier mandat : "J'ai toujours aimé être au service des gens. À l'école j'étais déjà délégué de classe de la 6e jusqu'à la terminale. Représenter, faire remonter les infos, je le fais avec un grand plaisir, tout simplement," confie l'élu.
Un quotidien bien rempli
Jongler avec l'exploitation agricole et la gestion de la commune semble donc presque naturel. "On commence tôt le matin, on finit pas très tôt le soir. En journée, on s'occupe des terres. Bon, ça permet de répondre aux questions. Il m'est quand même arrivé une fois un particulier qui m'appelle à 23h30 le soir. Bon, il ne faut pas que ça devienne une habitude, mais c'est déjà arrivé. On répond, on est présent, on est là, on fait au mieux", raconte Benjamin Bonifay.
Avec un budget de 145 000€, le village de Saint-Beauzeil vit aussi en connexion avec le reste de la communauté de communes du Pays de Serres en Quercy. "C'est sûr qu'il est plus facile de gérer son budget, sa voirie, si on se le gère nous-même. Mais là, c'est un consensus entre vingt-deux communes. Après ça se passe très bien, mais on perd un petit peu quand même. À grande échelle ça permet d'économiser, on fait des achats en gros, ça a des bons côtés tout de même, on ne va pas se mentir," explique Benjamin Bonifay.
Des résidences secondaires et la recherche de calme
Avec un habitat dispersé et très peu d'entreprises, hormis agricoles, Benjamin Bonifay s'est donné un objectif : rendre la vie de ses administrés la plus agréable possible. "On n'est pas un village très touristique non plus. On a une entreprise implantée sur la commune. Après, c'est quand même un monde plutôt agricole. On compte deux associations, le comité des fêtes et l'association des chasseurs. On a aussi beaucoup de résidences secondaires. Les gens viennent ici pour chercher le calme, se sortir un petit peu du train-train quotidien. On n'a pas de grosses prétentions, juste essayer d'exister, enfin de faire vivre cette commune et que les gens y passent des jours heureux," conclut-il.
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