Modifié : 18h55 par Tiphaine Coulon avec Stéphane David

Orthobunyavirus : ce nouveau virus qui touche les vaches

Présent dans 16 départements, l'orthobunyavirus touche les bovins et inquiète les éleveurs. Aucun risque toutefois pour la consommation de viande ou de lait.

Une vache Aubrac
Une vache Aubrac
Crédit : Stéphane David / Totem

 

Apparu en France au début du mois de juillet, l'orthobunyavirus a déjà été détecté dans 16 départements, dont le Cantal et la Haute-Loire. Transmise par de petits insectes, cette maladie affecte les bovins et inquiète les éleveurs, même si elle ne présente aucun risque pour l'homme.
 

Un nouveau virus détecté dans plusieurs départements

Son nom est encore peu connu du grand public. Pourtant, l'orthobunyavirus progresse en France depuis le début de l'été. Ce virus, également appelé virus de Schmallenberg, est désormais présent dans 16 départements. Parmi eux figurent notamment le Cantal et la Haute-Loire.
 
La maladie est transmise par des culicoïdes, de minuscules insectes piqueurs déjà connus pour véhiculer d'autres maladies animales comme la FCO (fièvre catarrhale ovine) ou la MHE (maladie hémorragique épizootique).
 

Quels sont les symptômes chez les bovins ?

Selon Julien Tuffery, coprésident de la FDSEA de Lozère, les premiers symptômes apparaissent rapidement chez les animaux contaminés. Les bovins peuvent souffrir d'une forte fièvre, accompagnée d'une baisse importante de leur production. Chez les vaches allaitantes ou laitières, la production de lait peut fortement diminuer. La maladie peut également provoquer des avortements, avec des conséquences économiques directes pour les exploitations.
 

Des mesures de prévention limitées

Face à cette maladie, les éleveurs disposent de peu de solutions. La vigilance reste le principal moyen de limiter les conséquences du virus. Les professionnels sont invités à surveiller attentivement leurs troupeaux et à lutter contre les insectes vecteurs grâce à la désinsectisation des bâtiments et des animaux.
 

Des craintes pour les exploitations

Au-delà des conséquences sanitaires, les éleveurs redoutent également un impact économique. Certains craignent que l'apparition de cette nouvelle maladie entraîne une pression supplémentaire sur les prix du bétail.
 
La question est d'autant plus sensible que le marché des broutards connaît déjà une période difficile. Les représentants de la filière estiment que les prix devraient au contraire être revalorisés alors que la production française peine à répondre à la demande.
 

Aucun risque pour l'homme

Si l'orthobunyavirus peut affecter les troupeaux bovins, il n'existe en revanche aucun risque pour la consommation de viande ou de lait. Les autorités sanitaires rappellent que ces produits peuvent être consommés sans crainte.