Publié : 19h30 par La rédaction
Lucas Larivée fait appel de sa condamnation
Condamné le 21 mars 2026 à 30 ans de réclusion pour le meurtre et le viol de Justine Vayrac, Lucas Larivée fait appel, ouvrant la voie à une longue bataille judiciaire.
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Lucas Larivée est jugé pour le viol et le meurtre de Justine Vayrac en octobre 2022
Crédit : AV © TOTEM
Condamné le samedi 21 mars 2026 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre et le viol de Justine Vayrac en octobre 2022, Lucas Larivée, âgé de 24 ans, a décidé de faire appel. Ce premier recours devrait mener à un nouveau procès devant la cour d’assises d’appel d'ici à un an, comme le prévoit la loi. Selon son avocat, Maître Michel Labrousse, cet appel était inévitable compte tenu des nombreuses interrogations soulevées lors du premier procès.
Plusieurs points du premier procès posent problème selon son avocat
Pour justifier cette démarche, Maître Michel Labrousse estime que plusieurs points du premier procès posent problème. Il évoque notamment :
- la question du caractère rétroactif de la réforme du viol votée en novembre 2025,
- l’absence d’ADN de Lucas Larivée sous les ongles de la victime,
- le manque d’éléments sur la cordelette utilisée pour l’étrangler,
- et, plus largement, une instruction qui n’aurait pas établi de preuves matérielles suffisantes.
Des arguments déjà avancés devant les jurés de première instance, mais qui seront de nouveau débattus en appel.
L’avocat détaille les suites possibles : "Si la décision n'est pas infléchie et si par malheur pour lui, elle était même aggravée, il ferait ensuite un pourvoi en cassation. Et ensuite, quand il aurait épuisé toutes les voies de droit, il saisirait la Cour européenne des droits de l'homme". La Cour pourrait alors, selon lui, considérer que "ce procès était inéquitable" et en tirer les conséquences "en condamnant l'État français aux dépens".
Quel risque pour Lucas Larivée en appel ?
En se présentant de nouveau devant une cour d’assises, Lucas Larivée s’expose à une éventuelle peine plus lourde. Une possibilité que Maître Michel Labrousse reconnaît, tout en expliquant la détermination de son client :
Lucas Larivée est un homme, ce n'est pas un jeune qui veut s'opposer, bomber le torse. C'est un jeune qui dit 'j'ai pas violé, j'ai pas étranglé avec une cordelette'. Il dit qu’il y a eu une relation sexuelle d'un soir, un geste érotique maladroit, volontaire, il dit 'je ne voulais pas la tuer'.
Selon son avocat, le jeune homme assume sa part de responsabilité mais refuse d’être considéré comme "un violeur et un étrangleur à la cordelette". C’est pour cette raison qu’il exerce "la voie de recours, quels que soient les risques".
Un procès en appel sous tension à venir
La cour d’assises d’appel pourrait confirmer la qualification de meurtre précédé de viol, ou revoir les faits. Maître Michel Labrousse l'envisage : "La cour pourrait dire que nous ne sommes pas en présence d'un meurtre, mais de coups mortels, ou encore dire qu'il n'y a pas viol". Dans ces hypothèses, la peine encourue tomberait à 15 ans de réclusion, contre la perpétuité en première instance.
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