Publié : 7 janvier 2026 à 9h36 par FTB avec SC

Les 270 salariés de La Sauvegarde de l’Enfance suspendu à la décision du tribunal

Le tribunal judiciaire de Montauban a tenu l’audience de demande d’ouverture de redressement judiciaire de l’association la Sauvegarde de l’Enfance Haute-Occitanie ce mardi 6 janvier. Alors qu’une manifestation a eu lieu devant le palais de justice, la décision sera rendue le 30 janvier.

Mobilisation de la SEHOC devant le tribunal
Mobilisation de la SEHOC devant le tribunal
Crédit : @CGT USD 82 Santé Action Sociale

 

L’enjeu est énorme : assurer la continuité des missions auprès des enfants protégés. Une cinquantaine de personnes se sont mobilisés ce mardi après-midi devant le palais de justice de Montauban, pendant que l’audience à huis-clôt se tenait.

Le tribunal judiciaire de Montauban examinait la situation de l’association La Sauvegarde de l’Enfance Haute-Occitanie (SEHOC), lors d’une première audience en vue d’un redressement judiciaire. Cette structure, qui accompagne des enfants protégés dans quatre départements (Tarn-et-Garonne, Lot, Tarn, Gers) a déposé le bilan en décembre, confrontée à une situation financière critique.

 

SALARIÉS INQUIETS POUR LEURS EMPLOIS ET LEURS MISSIONS

La décision du tribunal est attendue le 30 janvier. Il pourrait permettre la nomination d’un administrateur et d’un mandataire judiciaire, afin de garantir la continuité des missions et préparer un retour à l’équilibre. L’association emploie 270 salariés, répartis sur plusieurs sites.

 

Florence Laguarrigue, déléguée CGT de l’association, exprime les attentes des équipes :
« Nous, ce qu'on attend de l'administrateur, c'est qu'il prenne la main sur la gestion et qu'il ne laisse plus la gouvernance actuelle, responsable de la situation financière. On pense que ça va sûrement passer par quelques licenciements à minima. Et si la Sauvegarde ne peut pas perdurer, il y aura appel à d'autres associations, avec des reprises dans des conditions salariales moindres. »

Un scénario qui inquiète les salariés, alors que l’association joue un rôle essentiel dans la protection de l’enfance en Haute-Occitanie.