4 juin 2024 à 9h57 par Fanny Paul

Le secteur de l’hôtellerie-restauration souffre dans le Cantal

Une trentaine d’entreprises serait en difficulté actuellement sur le département selon l’UMIH, qui a tenu hier son assemblée générale à Saint-Flour.

TOTEM

Une trentaine d’entreprises serait en difficulté actuellement sur le département selon l’Umih, qui a tenu son assemblée générale lundi 3 juin à Saint-Flour. Pour éviter les défaillances, le syndicat se tient à la disposition des entreprises, adhérentes ou non, qui ont besoin d’aide.

Défaillances

Près de 8000 entreprises de l’hôtellerie restauration ont mis la clef sous la porte au niveau national l’an passé. Une trentaine serait en difficulté actuellement sur le Cantal. Le recrutement pour la saison s’annonce mal, à cela s’ajoute l’augmentation des charges, la hausse des énergies notamment, et les prêts d’Etat à rembourser pour certains. Mais aussi de nouvelles normes à venir, sur les déchets, par exemple. Le risque de défaillances d’entreprises est une vraie préoccupation pour Thierry Perbet le président de l’Umih du Cantal : "Le président du tribunal de commerce régional nous propose que dans le département, on puisse accompagner avant le redressement. C'est toujours compliqué de pousser la porte du tribunal de commerce. Il peut y avoir un médiateur qui peut accompagner aussi en cas de dettes. Ce qui est important, c'est de maintenir les entreprises sur notre territoire."

Recrutement

Le secteur est toujours en manque de bras. La météo morose du mois dernier, et le recrutement pour la saison inquiètent les professionnels de l’hôtellerie restauration. Il manque près de 80 alternants dans le Cantal et 200 offres d’emplois sont actuellement à pourvoir. Pour convaincre les demandeurs d’emploi, l’Umih va renouveler l’opération « restaurant éphémère » qui permet à des novices de mettre la main à la pâte. Thierry Perbet veut "créér deux restaurants éphémères à Aurillac et Saint-Flour l'automone, et deux au printemps, Aurillac et Saint-Flour toujours pour présenter notre secteur d'activité, montrer une nouvelle image. Mais aussi tester notre métier, car les stagiaires viennent découvrir, fabriquer en cuisine, faire le service et mangent les produits. Et après on propose les formations." Lors d’un dernier restaurant éphémère organisé à l’IFPP d’Aurillac, sur 22 stagiaires reçus, 6 personnes ont intégré le secteur.

Nouvelle concurrence

A cela s’ajoute une concurrence avec de nouvelle enseignes : au niveau national, l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie propose d’ailleurs de réguler le secteur ou d’instaurer un numerus clausus dans la restauration. Concrètement, elle souhaiterait que le maire d’une commune par exemple puisse prendre un arrêté pour interdire l’ouverture de nouveaux restaurants dans un secteur donné et pendant une certaine durée.