Publié : 18h56 par
Johan Gesrel

"La peur doit changer de camp" : un front commun Deville–Labarre au 2e tour des municipales à Montauban

À Montauban (Tarn-et-Garonne), ce mardi 17 mars 2026, les listes de Thierry Deville et Jean‑Philippe Labarre officialisent leur fusion pour le second tour des municipales du dimanche 22 mars 2026. Une union présentée comme un front républicain face au Rassemblement national.

Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre lors d'une conférence de presse ce mardi 17 mars 2026.
Thierry Deville et Jean-Philippe Labarre lors d'une conférence de presse ce mardi 17 mars 2026.
Crédit : Johan Gesrel
La campagne des municipales à Montauban (Tarn-et-Garonne) connaît un tournant majeur ce mardi 17 mars 2026. Comme nous l'évoquions sur TOTEM la veille, les listes de Thierry Deville, classée divers droite, et celle de Jean‑Philippe Labarre, « Nouveau Montauban », annoncent officiellement leur fusion pour le second tour du dimanche 22 mars 2026.
 

Une fusion conclue rapidement autour d’un « front républicain »

Selon Thierry Deville, cette union s’est imposée naturellement, notamment après l’élimination de la liste centriste de Jean‑Lou Lévi. "Les choses se sont faites naturellement. La première surprise, ça a été la non‑qualification de M. Lévi, la seconde a été celle de M. Labarre", explique Thierry Deville, candidat Les Républicains. Il rejette fermement l’idée d’un rapprochement avec la gauche : "Si la liste de M. Labarre avait été de gauche, elle se serait alliée avec un parti de gauche", souligne‑t‑il.
 

Deville maire de Montauban, Labarre président du Grand Montauban

L’équipe de « Nouveau Montauban » apporte 20 colistiers à la nouvelle liste commune. Jean‑Philippe Labarre insiste sur le caractère républicain de l’accord : "La priorité, c’était de donner à notre liste un surnom qui est l’union républicaine contre les extrêmes", affirme‑t‑il. 
Il reconnaît toutefois la douleur d’écarter une partie de ses soutiens mais assume ce choix "pour l’avenir de la ville". Concernant la gouvernance, Jean‑Philippe Labarre confirme l’accord : "Le premier qui arrive en tête de liste deviendra maire. Ce sera donc Thierry Deville, et moi je serai premier adjoint, mais président du Grand Montauban".
 

Une mobilisation affichée contre la liste UDR soutenue par le RN

Les deux candidats affichent leur volonté de contrer Didier Lallemand (UDR), qualifié pour la triangulaire. Ce mardi 17 mars 2026, Brigitte Barèges, ancienne maire de la ville rendue inéligible, a publiée sur Facebook une vidéo où elle règle une fois de plus ses comptes contre Thierry Deville, son ancien 1er adjoint.
 

 
Face à ces attaques, Thierry Deville hausse le ton : "La peur doit changer de camp. La seule voix qui compte, c’est de voter pour nous. Voter Hilion, c’est voter Lallemand. S’abstenir, c’est voter Lallemand. Lundi matin, je ne veux pas que Marine Le Pen prenne une carte de France et plante un drapeau sur Montauban. ".
De son côté, Brigitte Lamouri, figure de « Nouveau Montauban », justifie ce rapprochement au nom d’un choix de société : "Nous ne pouvons pas envisager un avenir dans une scène d’extrême. C’est un mariage de raison, mais un mariage salvateur pour notre avenir", affirme‑t‑elle.
Pour elle, l’enjeu dépasse les clivages : "C’est un retour aux valeurs, un choix de société pour les habitants de Montauban".