Publié : 18h53 par La rédaction

La mobilisation des sans trains dans le Massif central

À Limoges (Haute-Vienne), un collectif d’usagers relance ce samedi un appel des sans trains pour défendre les lignes POLT et les axes secondaires du Massif central.

La gare de Saint-Flour Chaudes-Aigues, dans le Cantal.
La gare de Saint-Flour Chaudes-Aigues, dans le Cantal.
Crédit : Tiphaine Coulon / TOTEM

 

Il y a moins de dix mois, près de 500 personnes, des élus et des usagers, avaient convergé vers Paris à bord des "trains de la colère". L’objectif était de dénoncer la vétusté des lignes POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) et Clermont-Paris. Ce samedi 31 janvier 2026, la mobilisation reprend. Un collectif de 26 associations d’usagers appelle à un nouveau rassemblement à Limoges (Haute-Vienne). Au programme : un appel des sans trains, centré sur les difficultés des lignes ferroviaires secondaires.

La défense des lignes secondaires du territoire

Les associations mettent en avant plusieurs axes qu’elles jugent essentiels pour les territoires ruraux et en manque d’entretien.
Parmi les lignes explicitement citées dans l’appel figurent :
  • Brive-Rodez-Albi
  • Clermont-Brioude-Alès
  • Millau-Toulouse
  • Rodez-Séverac
  • Clermont-Neussargues-Mende
Le collectif demande leur maintien et leur régénération, jugeant que ces dessertes restent indispensables aux habitants du Massif central.

Les inquiétudes exprimées par Jean-Noël Boisseleau

Parmi les participants figure le lotois Jean-Noël Boisseleau, vice-président d’Urgence Ligne POLT. Il rappelle l’état préoccupant du réseau : "Oui, vous avez beaucoup de lignes du Massif central qui sont en piteux état. C’est sûrement une des régions de France où les lignes sont très fatiguées".
 
Selon lui, les conditions climatiques plus sévères que dans les zones de plaine aggravent encore la situation. Il cite également un autre facteur : "Comme la densité de population est assez basse, le flux de voyageurs est relativement bas. La SNCF estime que ce n’est pas rentable", explique-t-il. Jean-Noël Boisseleau évoque enfin les écarts tarifaires entre les types de trains : "Vous avez ce TGV qui passe par Massy-Palaiseau et qui fait Bordeaux-Lyon. Le tarif TGV n’est pas le même que le tarif des trains Intercités. C’est du simple au double".