Modifié : 17 septembre 2026 à 10h56 par Tiphaine Coulon avec Stéphane David
Gilets jaunes : un retour sur les ronds-points improbable en Aveyron ?
Pouvoir d'achat, carburants : les gilets jaunes pourraient-ils revenir ? À Rodez (Aveyron), un ancien manifestant doute d'un retour massif.
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Des manifestants dans le cadre du mouvement des gilets jaunes en Aveyron.
Crédit : Olivier CAMMAS / TOTEM
Huit ans après le mouvement qui avait secoué la France, les gilets jaunes pourraient-ils refaire parler d'eux cet automne ? Alors que le pouvoir d'achat et le prix des carburants restent des préoccupations majeures pour de nombreux Français, certains appellent à une nouvelle mobilisation le 17 octobre 2026. Mais sur le terrain, beaucoup doutent d'un retour du mouvement dans son ampleur d'origine.
Le mouvement des gilets jaunes peut-il renaître ?
Les revendications autour du pouvoir d'achat, du coût de la vie ou encore des carburants sont toujours présentes dans le débat public. De quoi alimenter l'hypothèse d'un retour des gilets jaunes sur les ronds-points dès les prochaines semaines.
Pourtant, plusieurs figures historiques du mouvement restent sceptiques. C'est notamment le cas de Jérôme Rodrigues, l'un des visages nationaux du mouvement, qui ne croit pas à une mobilisation comparable à celle de 2018.
À Rodez (Aveyron), Pierre, ancien gilet jaune engagé lors des premières manifestations, partage cette analyse.
"Le contexte n'est plus le même"
Pour lui, la hausse actuelle du prix des carburants ne suffit pas à recréer les conditions qui avaient provoqué l'explosion sociale de 2018.
À l'époque, ce qui avait déclenché la colère, ce n'était pas seulement le prix à la pompe. C'était surtout l'annonce d'une nouvelle taxe carbone qui avait été vécue comme une injustice supplémentaire. Le prix de l'essence augmente en raison d'un contexte international compliqué, pas parce qu'une nouvelle taxe est imposée aux Français.
Une mobilisation plus difficile à fédérer
L'ancien manifestant souligne également que la force du mouvement des gilets jaunes reposait sur une union inédite entre les classes populaires et une partie importante des classes moyennes. "Les gilets jaunes étaient nés d'une exaspération largement partagée, sans véritable étiquette politique", rappelle-t-il.
Aujourd'hui, il juge que les conditions ne sont plus réunies pour reproduire un mouvement de même ampleur. "La classe moyenne adhère moins à ce type de mobilisation et le contexte politique a beaucoup évolué. Les motivations ne sont plus tout à fait les mêmes", analyse Pierre.
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