Modifié : 11h13 par Tiphaine Coulon avec Baptiste Brouillet

Grève EDF-GRDF : 130 agents mobilisés à Rodez

Environ 130 salariés d'EDF et de GRDF se sont mobilisés ce mardi 15 septembre à Rodez (Aveyron) dans le cadre d'un mouvement de grève national. Ils dénoncent une remise en cause du "tarif agent", considéré comme un élément de leur rémunération, mais aussi le manque d'effectifs sur le territoire.

Mobilisation des agents EDF et GRDF le 15 septembre 2026 à Rodez (Aveyron).
130 agents EDF et GRDF mobilisés pour défendre le tarif agent et dénoncer le manque d'effectifs.
Crédit : page Facebook UD CGT Aveyron

 

Ils étaient près de 130 à se rassembler ce mardi 15 septembre 2026 près du rond-point de Saint-Éloi à Rodez (Aveyron). Des agents d'EDF et de GRDF ont répondu à l'appel à la grève pour faire entendre leurs revendications.
 

Des revendications nationales et locales

 Au cœur de la contestation : le devenir du "tarif agent", un avantage historique accordé aux salariés des industries électriques et gazières. Les syndicats redoutent une hausse de sa fiscalisation, voire sa suppression pour une partie des employés. Pour Valentin Couvert, secrétaire du syndicat CGT Gaz-Énergie Aveyron-Lozère, l'objectif est clair : obtenir le retrait du projet.
 
Nous demandons un abandon pur et simple de ce projet qui remettrait en cause notre statut en augmentant la fiscalisation, voire même en le supprimant pour une partie des salariés. Contrairement à ce qui est souvent dit, ce n'est pas un privilège. C'est une compensation liée à des salaires parfois inférieurs à ceux de certains sous-traitants, mais aussi aux contraintes des astreintes qui impactent régulièrement notre vie de famille.
 

Le manque d'effectifs également dénoncé

Au-delà de la question du tarif agent, les grévistes ont également mis en avant les difficultés rencontrées localement en raison du manque de personnel. La CGT Énergie Aveyron-Lozère estime que les effectifs diminuent alors même que les besoins d'intervention restent importants sur le territoire.
 
Le syndicat rappelle notamment les conséquences des importantes chutes de neige de l'hiver dernier en Aveyron. Certains usagers avaient alors dû patienter plusieurs jours avant un retour complet à la normale. "Nous avons des problématiques d'emploi qui sont énormes, avec des manques de moyens humains grandissants", souligne Valentin Couvert.
 
Selon lui, cette situation est difficilement vécue par les agents d'astreinte.
Quand on sait que des habitants restent sans électricité, ce n'est pas ce que nous souhaitons. Notre métier, c'est d'être suffisamment nombreux pour pouvoir dépanner tous les usagers 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.